Traître sur commande - (U.S.A)
titre original : The Molly Maguires
Réalisation : Martin RITT (2h04)Produit en 1970
Avec : Sean Connery, Richard Harris, Samantha Eggar, etc.
Genre : drame historique.
Version originale sous-titrée
En 1876, des mineurs de Pennsylvanie sont exploités de façon éhontée pour les besoins de l’industrie du charbon en plein essor. Révoltés par les humiliations qu’ils subissent, ils créent une société secrète, « The Molly Maguires », qui mène des actions violentes contre les patrons. La police décide d’infiltrer cette organisation par l’intermédiaire du détective Mc Parlan, qui tente de se rapprocher de Kehoe, le chef des « Mollies ».Adaptant le roman d’Arthur Lewis, qui s’est lui-même inspiré de faits réels, Martin Ritt dresse un constat sévère sur la situation de la classe laborieuse dans les États-Unis du XIXe siècle. Loin de tout manichéisme, il oppose à Richard Harris, un policier rongé par le doute, Sean Connery, en chef de cette organisation capable des pires violences. Ce dernier livre une interprétation intense d’une grande justesse. Réflexion d’une profonde acuité sur la délation et la culpabilité, The Molly Maguires est l’un des plus beaux films sur l’exploitation de la classe ouvrière... (pariscinema.org)
« Pourquoi ? Parce que ce grand spectacle, drame minier avec Sean Connery en mineur vengeur et Richard Harris en traître, inédit depuis 1970, est d'une rare intelligence. Mais encore... L'estime de soi, le respect de l'autre et l'insoumission à l'oppression sont les thèmes de cette histoire vraie, survenue en 1876, en Pennsylvanie (Etats-Unis). Du Germinal ricain, la moustache de Sean en prime. Le public n'a eu cure de ces vertus scénaristiques : à sa sortie, le film a fait un mémorable bide. Sa reprise en copies neuves est une aubaine.» [L’Express.com.com]
« Le bien, le mal, l’Irish, les pauvres et surtout une superbe photographie (…), voilà de quoi passer un excellent moment de cinéma." Jean-Sébastien Thirion (Brazil n°21, page 25)
« Réalisé il y a quarante ans, par un cinéaste un peu oublié aujourd'hui, Martin Ritt (Hombre, Norma Rae), Traître sur commande fut un échec retentissant, malgré la présence au générique de deux des grandes stars de l'époque, Sean Connery et Richard Harris, James Bond et Albus Dumbledore. Au cinéma, les reconstitutions historiques inspirent la nostalgie ou l'admiration ; ici tout est fait pour redonner vie à la colère des mineurs opprimés. » Le Monde
Martin Ritt
* Acteur, réalisateur, producteur américain, né en 1914, Martin Ritt est connu pour son militantisme et le radicalisme de ses opinions politiques, Martin Ritt ne met pas longtemps à ériger ses idéaux et son sens de la révolte en véritable esthétique, par l'intermédiaire du théâtre puis du cinéma.* C'est donc sans surprise qu'il adapte la pièce de Robert Alan Arthur sous le titre de 'Edge of the City' – L’homme qui tua la peur- (1957), axé autour du conflit entre un syndicat et un patron tyrannique, avant de brosser un portrait mélodramatique de couples issus de la classe moyenne dans 'No Down Payment'- Les sensuels. Malgré un succès mitigé, Martin Ritt ne cessera dès lors de mettre ses films au service d'une condamnation des injustices sociales, au travers de nombreuses adaptations ('Le Bruit et la fureur', de Faulkner) ou de projets plus personnels tels que 'Hombre' en 1967.
* Il n'hésite pourtant pas à aborder des registres plus différents, comme le film d'espionnage, avec 'L’Espion qui venait du froid' (1965), ou même la comédie romantique 'Stanley & Iris' en 1990.
* Il décède en 1990 aux Etats-Unis, après avoir fait tourner les plus grands comme Woody Allen, Paul Newman, Kirk Douglas, Sophia Loren, Anthony Quinn, Sydney Poitier,… et même Jeanne Moreau dans 'Cinq femmes marquées'- 1960.









