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Cinéma et Monde rural - février et mars 2010 -

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* Dernière semaine du cycle "Cinéma et monde rural" - voir ci-dessous -



Le monde rural à l'affiche au Cinéma les Halles :


- TROIS SEMAINES - TROIS FILMS -

tous trois sont liés directement ou indirectement à l’agriculture et au monde paysan,
ces films vont intéresser ruraux et semi-ruraux de notre campagne charliendine, brionnaise et charolaise,
mais aussi tous les urbains dont les racines rurales sont parfois encore si proches.


Semaine 8/2010 - du 24 février au 2 mars


Dernière saison (Combalimon)

C'est au tour du réalisateur Raphaël Mathié d'apporter un nouveau regard sur la vie en milieu rural, et ce, par la voie du documentaire. Pour cela, il a choisi de poser sa caméra à Combalimon, un lieu-dit situé en plein cœur du Cantal. Alors installez-vous confortablement et venez respirer un air pur à travers cette Dernière saison d'une fraîcheur incomparable. Aucune caricature n'est présentée. Dernière Saison dépeint le portrait d'un homme littéralement mis à nu dans son quotidien, son travail, ses joies, et ses peines… jusqu'à la dernière image du film, le protagoniste, Jean Barrès, se révèle d'une humanité rare, à vous emplir les yeux de larmes. Il nous touche en fait par son innocence. Sa raison de vivre repose essentiellement sur l'amour qu'il porte envers la terre en général, mais aussi sur le devenir de son seul et unique bien : sa ferme. Il est prêt à tout pour la sauver de l'abandon. Artistiquement parlant, l'oeuvre se révèle d'une beauté surprenante… La mise en scène et le travail sur la lumière donnent de temps à autre la sensation de se trouver face à un véritable tableau. Nous en ressortons émus, séduits par un personnage haut en couleurs dont nous aimerions sincèrement avoir des nouvelles régulières … (d’après Excessif.com).

Semaine 9/2010 - du 3 au 9 mars

Nos enfants nous accuseront

La courageuse initiative d'une municipalité du Gard, Barjac, qui décide d'introduire le bio dans la cantine scolaire du village. Le réalisateur brosse un portrait sans concession sur la tragédie environnementale qui guette la jeune génération : l'empoisonnement de nos campagnes par la chimie agricole (76 000 tonnes de pesticides déversées chaque année sur notre pays) et les dégâts occasionnés sur la santé publique. Un seul mot d'ordre : Ne pas seulement constater les ravages, mais trouver tout de suite les moyens d'agir, pour que, demain, nos enfants ne nous accusent pas… Nicolas Hulot et Al Gore ne sont plus seuls : Jean-Paul Jaud rejoint leur croisade environnementaliste. Son documentaire garantit que si la planète va mal, l’homme, quant à lui, devient peu à peu un gros dommage collatéral. Chiffres alarmistes à l’appui, Nos enfants nous accuseront fait le point sur la situation européenne... (d’après Première).





Semaine10 /2010 - du 10 au 16 mars

Le temps des grâces

Comparé à la trilogie Profils paysans, de Depardon, Le Temps des grâces, premier long métrage de Dominique Marchais, est davantage tourné vers l'avenir. C'est une enquête, patiente, butineuse. Ce sont d'abord des agriculteurs qui témoignent. Ils racontent comment le nombre des exploitations a fondu avec les années, comment leur métier s'est transformé et a lui-même transformé la nature, la modification du paysage entraînant un déséquilibre de l'écosystème.
Aux agriculteurs s'ajoutent des paysagistes, des chercheurs, des ingénieurs agronomes, dont Claude Bourguignon, tempérament bien connu des vignerons. Tous pointent les ravages de l'agriculture intensive, le vieillissement précoce des sols, les effets désastreux de la disparition des haies. De coups de colère en analyses lumineuses, le film se fait militant, sans négliger sa vertu première : une célébration sentimentale de la campagne. Car Le Temps des grâces est un film beau à voir… qu'il s'agisse d'un pâturage traditionnel ou d'un champ parsemé de pylônes près d'un aéroport, une même poésie affleure. Le grand écrivain Pierre Bergounioux intervient à plusieurs reprises. L'entendre, avec sa langue arborescente, retracer des souvenirs, dire les paroles et les gestes qui se sont perdus, tout en ayant conscience de l'écueil passéiste, est un bain de jouvence. (d’après Télérama, février 2010).

Au Cinéma Les Halles, en février et mars ... c’est du documentaire, et ce n’est nulle part ailleurs... !