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Ciné-collection - les 7, 8 et 9 janvier 2011

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Ciné-collection : Le grand amour


France – 1h27 – Sorti en 1968
Réalisation : Pierre Etaix  
Scénario, dialogues : Pierre Etaix et J-Claude Carrière
Acteurs : Pierre Etaix, Annie Fratellini, Nicole Calfan, Louis Maiss, Alain Janey, etc.
Genre :comédie, romance.

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Scénario : Pierre est marié avec Florence. Tout va bien dans son couple et son travail. Directeur dans l'usine de son beau-père il passe ses journées à signer des chèques et ses soirées à regarder la télé ou chez ses beaux-parents.
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 « Durant des années, les amis de Pierre Etaix se sont battus pour résoudre un imbroglio juridique kafkaïen qui l'empêchait de montrer ses films. Mais les voilà -ouf !- qui ressortent  restaurés, vivifiés, magnifiques...» Télérama

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Pierre Etaix : acteur, réalisateur, scénariste, producteur, dialoguiste français. Il est né en 1928 à Roanne. Dès son plus jeune âge, il dessine avec talent. Il découvre l’univers de la comédie et émigre vers la capitale. Il fait d’abord ses armes dans le music-hall puis au cirque avec le clown Nino,. Mais c'est  principalement grâce à l’illustration qu'il gagne sa vie. Admirateur de Buster Keaton et Charles Chaplin, il contribue à définir son identité artistique ; il devient spécialiste dans l’art comique du slapstick, dont il se fera en France le seul représentant contemporain. Il s’agit d’un genre d'humour impliquant une part de violence physique volontairement exagérée (cf. Mack Sennett et le cinéma burlesque américain des années 20 et 30). 
Rencontre cruciale avec Jacques Tati en 1954 : durant quatre ans, il travaille à ses côtés comme dessinateur et gagman à la préparation de son film Mon oncle. Le jeune homme se produit même avec son numéro de music-hall, quelque temps plus tard, dans le spectacle de Tati, Jour de fête à l’Olympia. Sa rencontre avec le 7e art ne fait que commencer : ses deux premiers courts-métrages, Rupture (1961) et Heureux Anniversaire (1962), se voient tous deux objets de récompenses prestigieuses, le prix Fipresci pour le premier et l’Oscar à Hollywood pour le second. Les deux films ont été réalisés en collaboration avec Jean-Claude Carrière, dont la rencontre, quelques années auparavant, s’avère décisive 
Etaix s’oriente alors naturellement vers les longs-métrages et la réussite ne se dément pas. Son premier long-métrage, Le Soupirant (1962) le révèle définitivement comme un auteur comique de tout premier plan. Formidable hommage aux maîtres du burlesque, notamment à Keaton et Max Linder, le film étonne par ses gags, la finesse d’observation de ses pairs et décroche plusieurs prix dont le prestigieux Prix Louis Delluc la même année. Le style du cinéaste s’affirme et se dessine, tout en finesse, à tel point que ses réalisations connaissent un réel plébiscite critique et populaire. Un film se dégage en particulier, le chef-d'oeuvre Yoyo (un vibrant hommage au monde du cirque qui le fascine toujours) où il ajoute à son art incomparable du burlesque, une poésie très personnelle, et mélange avec subtilité rire et émotion. 
En 1971, le réalisateur fonde avec sa femme Annie Fratellini "l’Ecole Nationale du Cirque". Il faut attendre les années 80 pour le voir revenir vers le Septième Art : après avoir interprété un détective dans Max mon amour (1986) de Nagisa Oshima, il adapte en 1987 pour le cinéma sa pièce à succès, L' Age de Monsieur est avancé, écrite deux ans plus tôt. Raffinée et d’une grande intelligence, sa mise en scène sert parfaitement l’humour de ce beau texte écrit en hommage à Sacha Guitry. 
Suite à des imbroglios administratifs d’une ampleur incroyable, le cinéaste ne peut avoir accès à ses œuvres pendant de longues années et tombe dans l’oubli du grand public avant que le monde du cinéma ne se regroupe et, à l’occasion du festival de Cannes 2010 notamment, permette à ce génie trop peu connu de se voir exposer à la lumière comme il se doit

Critique de cinéphiles (Allo Ciné) :
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"Quel plaisir de revoir enfin les films de Pierre Etaix et de les savoir sortis des griffes de l'individu qui les détenait ! "Le Grand Amour" observe le charme désuet et si coincé de la bourgeoisie de province de l'avant 68. C'est drôle, inventif, observateur et poétique. Les personnages secondaires ont tous des trognes ! Et tous les tics de la vie des petites villes sont parfaitement observé s et rendus avec tellement d'humour. Dans la salle où je l'ai vu, des jeunes "style banlieue" riaient fréquemment, démontrant ainsi qu'un bon film est éternel et s'adresse à tous."

 "J'ai eu la chance de voir ce film ... J'ai passé un moment fabuleux à côtoyer des personnages attachants, humains, complexes, touchants... J'ai tout aimé : le dialogue, les partis pris créatifs, les rencontres, les scènes oniriques, les situations décalées... Je suis rentré dans ce film avec une facilité déconcertante, et je n'ai pas voulu en sortir. Pour tout ceux qui aiment le cinéma, le grand, le vrai, avec de l'émotion, du rire, de la chaleur, ils mettront un pied dans la salle et en ressortiront conquis. (...). Un bonheur, un plaisir, une joie."