-.- Accès rapide aux rubriques -.-




________________________________________________________________________________________________________________
________________________________________________________________________________________________________________

Semaine 39/2010 - du 29 septembre au 5 octobre

--
Wall Street : l’argent ne dort jamais. (U.S.A)

Film de Oliver STONE (2h16)
Avec : Michael Douglas, Shia Labeouf, Josh Brolin, etc.
Genre : drame.

Sortie nationale



Wall Street, New York : en plein krach boursier de 2008, un jeune trader, Jacob Moore, est prêt à tout pour venger son mentor, que d'obscures tractations financières ont poussé au suicide. Il demande de l'aide à Gordon Gekko, le meilleur - et le pire - des gourous de la finance, qui vient de sortir de 20 ans de prison pour délit d'initié. Jacob va apprendre à ses dépens que Gekko reste un maître de la manipulation, et que l'argent ne dort jamais.

« (…) Michael Douglas signe un come-back qui aurait pu le griller. Non seulement il revient par la grande porte mais il n'a rien perdu de son charme rapace. » Excessif.com
« Vingt-trois ans après « Wall Street », le cynisme assumé de Gekko s’est patiné comme un vieux billet vert froissé, et on prend beaucoup de plaisir à retrouver l’impeccable Michael Douglas dans le rôle. (…) » Le Parisien


Le bruit des glaçons. (France)

Film de Bertrand BLIER (1h27)
Avec : Jean Dujardin, Albert Dupontel, Anne Alvaro, etc.
Genre : comédie dramatique.

C'est l'histoire d'un homme qui reçoit la visite de son cancer. " Bonjour, lui dit le cancer, je suis votre cancer. Je me suis dit que ça serait peut-être pas mal de faire un petit peu connaissance... "

« Avec Le Bruit des glaçons, le cinéaste sulfureux signe un film optimiste et confronte deux comédiens, Jean Dujardin et Albert Dupontel, sur un sujet délicat : le cancer. » Le Figaroscope
« Ce poème aussi brillamment écrit que superbement interprété démontre que le talent du (presque) septuagénaire a repris du poil de la bête. » 20 Minutes

« Le cinéma de Bertrand Blier est unique, anticonformiste, gonflé, volontiers surréaliste et donc déstabilisant. » Télé 7 Jours


L’arbre. (France, Italie, Australie)

Film de Julie BERTUCCELLI (1h40)
Avec : Charlotte Gainsbourg, Morgana Davies, Marton Csokas, etc.
Genre : comédie dramatique.
Version originale sous-titrée


Court-métrage : L’homme qui dort (12’)

En Australie, Dawn et Peter vivent heureux avec leurs quatre enfants à l'ombre de leur gigantesque figuier. Lorsque Peter meurt brutalement, chacun, pour continuer à vivre, réagit à sa manière. Simone, la petite fille de 8 ans, croit que son père vit à présent dans l'arbre. Un jour, elle initie Dawn à son secret... Peu à peu Dawn retrouve des forces, un travail. Peut-être un nouvel amour ? La vie reprend mais l'arbre devient envahissant : ses branches, ses racines, et même son peuple de grenouilles et de chauves-souris se lancent à l'assaut de la maison et menacent ses fondations ! Dawn n'a plus le choix : elle doit le faire abattre...

« Cet "Arbre" est inoubliable, il s'enracine dans le spectateur, avec la force des images qui bouleversent d'un seul bruissement de feuilles ou d'un craquement de branches. » Elle
« Tout en s'arrêtant à l'orée du fantastique, L'Arbre séduit par sa beauté et son étrangeté volontairement dénuée de psychologie. [...] Charlotte Gainsbourg se réinvente encore et livre une interprétation poignante. » Le Parisien


Ciné Collection : Du silence et des ombres. (U.S.A)

Film de Robert MULLIGAN (2h09)
Produit en 1962
Avec : Gregory Peck, Mary Badham, Phillip Alford, etc.
Genre : drame.

Version originale sous-titrée


Dans une petite ville d'Alabama, au moment de la Grande Dépression, Atticus Finch élève seul ses deux enfants, Jem et Scout. Avocat intègre et rigoureux, il est commis d'office pour défendre un homme noir injustement accusé de viol...

« Humaniste par l'ambition affichée de son sujet, souvent perçu comme un vibrant plaidoyer contre le racisme, c'est lorsqu'il nous emmène de l'autre côté du décor, du côté des premiers frémissements d'une peur viscérale, que le film prend toute son ampleur » Critikat.com
« Véritable monument de la culture américaine (...) » Charlie Hebdo


* Boucle magnétique pour malentendants -- Salles climatisées

Les Rencontres de Charlieu 2010

-
C'était la huitième édition... Personne ne semble trouver la tradition excessive. Au contraire !


Les rencontres cinématographiques de Charlieu


réunissent chaque année des professionnels de trois régions : Rhône-Alpes, Bourgogne, Auvergne ; elles ont eu lieu les 16 et 17 septembre et ont permis à des exploitants de cinémas, programmateurs, projectionnistes, etc. de découvrir les nouveaux films de l'automne et ainsi de "faire leur marché sur pièces".
En retrouvant des distributeurs, en échangeant avec d'autres professionnels, en visionnant des films inédits, les exploitants préparent la programmation de leurs salles. Représentant souvent les petites salles, les cinémas indépendants ou associatifs, ils vivent leur passion. Films d'art et essai, films à destination des enfants ou des adolescents, films grand public, tous les genres sont bons pour faire plaisir aux futurs spectateurs.


Plus encore que l'an dernier, c'était près de 150 participants
qui nous ont fait l'honneur de venir ou revenir à Charlieu. Quelques uns ne manqueraient ce rendez-vous pour rien au monde. Alors ils réservent leur hôtel ou leur chambre d'hôtes dès l'annonce du programme, et c'est toute la proche région qui les accueille. D'autres en profitent même pour parcourir le Charluais et le Brionnais.





Pour l'organisation concrète, l'équipe des Halles
de "Au Fil du Temps" assure. Accueil, café, viennoiseries, déjeuners sur la Place Saint-Philibert, avec bien sûr convivialité et soleil assurés ! Si l'on en croit les remerciements de nos invités, il semble que tout est bien rôdé. Avec l'appui des commerçants locaux pour la restauration et les services municipaux pour la logistique.





La dimension professionnelle est assumée par Madame Burçak TARAN, responsable à l'A.D.R.C. (Agence pour le Développement Régional du Cinéma), en collaboration avec l’A.F.C.A.E. (Association Française des Cinémas d'Art et d'Essai). Joviale, souriante, Burçak peut être fière de rassembler trois régions que bien des distances, des expériences ou des habitudes pourraient éloigner. Au contraire, Charlieu est un carrefour où tous ces partenaires professionnels se retrouvent :

  • L'A.C.R.I.R.A. - Association des Cinémas de Recherche Indépendants de la Région Alpine
  • les C.I.B. - Cinémas Indépendants de Bourgogne
  • Les ÉCRANS - réseau de cinémas indépendants en Rhône-Alpes (Ardèche, Drôme et Isère)
  • le G.R.A.C. - Groupement Régional d'Actions Cinéma-tographiques
  • PLEIN CHAMP - Association des cinémas d’Auvergne.


Côté programmation, les participants ont pu apprécier pas moins de dix films. Jugez-en plutôt :

* Entre nos mains de Mariana OTERO
* La nostra vita de Daniele LUCHETTI, primé au festival de Cannes 2010
* Les rêves dansants, sur les pas de Pina Bausch d'Anne Linsel et Rainer Hoffman
* Ce n'est qu'un début de Jean-Pierre POZZI et Pierre Barougier
* Des filles en noir de Jean-Paul Civeyrac
* Les amours imaginaires de Xavier Dolan
* Potiche de François Ozon
* Capelito, le champignon magique de Rodolfo Pastor
* Belle épine de Rebecca Ziotowski
* Mardi après Noël de Radu Muntean

Un incident de transport a empêché de visionner "Dernier étage, gauche, gauche" d'Angelo Cianci. Espéré, désiré, ce film a laissé comme un goût de frustration. Gageons que nos amis se rattraperont pour le programmer dès qu'il sortira en salle !







Ciné-collection - 29, 30 et 31 octobre 2010

 

Réalisation : Luis Buñuel
Titre original : Viridiana – 1h30 – Sorti en 1961.
Acteurs : Silvia Pinal, Fernando Rey, Francisco Rabal, Margarita Lozano, Victoria Zinny, Jose Calvo, José Manuel Martin, Jose Luis Heredia, etc.
Genre : drame.
Récompenses : palme d’or à Cannes en 1961
Version originale sous-titrée

Scénario : Viridiana va bientôt rejoindre le couvent. Elle vient une dernière fois saluer son oncle, riche bourgeois, avant d’aller prononcer ses voeux. Troublé de retrouver chez sa nièce les traits de sa femme défunte, l’oncle use d’un stratagème pour la droguer et abuser d’elle, afin de la contraindre à l’épouser. Rongé par le remord, il se donne la mort. Héritière du domaine avec son cousin, Viridiana renonce au cloître et décide de consacrer sa vie et sa propriété aux pauvres. Contre l’avis de son cousin. Un soir de fête, les gens qu’elle a aidés se saoûlent, pillent la maison et essaient de violer leur bienfaitrice. Déçue par l’homme, cette dernière, résignée, s’installera avec son cousin et la servante, pour constituer un ménage à trois anti-conformiste.

Luis BUNUEL :

Né en Aragon, terre de fanatisme religieux, Luis Buñuel rejoint Madrid à 17 ans, où il côtoie Dali et Garcia Llorca. Le mouvement surréaliste l’encense à Paris, à la sortie de Un chien andalou, son premier film. Avec L’âge d’or, ses positions farouchement antifascistes lui attirent des problèmes. Ses autres travaux, souvent inspirés par ses traumatismes de jeunesse face à la morale castratrice de l’Eglise ou les brimades de la société bien-pensante, susciteront régulièrement des remous. 
Avec Viridiana, Luis Buñuel atteint les sommets de son art. On y retrouve ses thèmes de prédilection. Son goût de la provocation. Sa manière de bousculer l’ordre établi. Le fétichisme ou l’inceste, l’hypocrisie de l’Eglise, la bourgeoisie suffisante, la bestialité populaire, tout y est. A chaque fois, les structures physiques ou morales bâties par l’homme pour cadenasser ses dérives cèdent aux assauts de ses propres pulsions animales. A ce titre, la bacchanale finale des villageois, entrés par effraction au château, reste inoubliable. Lors de sa projection au festival de Cannes, en 1961, le film fit scandale. Et plus encore lorsque la Palme d’or lui fut remise. Le Vatican, comme Franco, jugèrent le film blasphématoire. En Espagne, les copies du film furent saisies et le directeur de la cinématographie fut licencié sur le champ. Avoir-alire.com 

Critique :

Assez paradoxalement, c’est dans son seul film tourné en Espagne franquiste que Luis Buñuel se livre à la diatribe la plus mordante contre l’Etat et la religion. Il va beaucoup plus loin qu’avec son précédent film Nazarin. Le film est plus ou moins basé sur la vie de Santa Viridiana. Une jeune novice est rappelée du couvent par son oncle, juste avant de prononcer ses vœux. La jeune femme va tenter de faire le bien autour d’elle mais cela va se retourner contre elle. L
e film est imprégné du début à la fin par une satire intense de la bigoterie et de la bourgeoisie espagnole vieillotte. La première partie oppose Viridiana à son oncle qui vit quasiment reclus sur des principes qui n’ont pas bougé depuis 50 ans. Buñuel met en parallèle le fétichisme religieux de la jeune fille avec le fétichisme érotique passablement macabre du vieil oncle. Dans la seconde partie, Buñuel se déchaîne bien plus, notamment avec un groupe de mendiants hébergés par Viridiana, une galerie de trognes hautes en couleurs qui semblent sorties de l’univers de Goya ; le film s’achève par une bacchanale délirante. Beaucoup de scènes fameuses parsèment le film d’une multitude d’objets emblématiques ou fétichistes. 

Toutes les scènes de Viridiana ont un sens, aucune ne semble gratuite ; c’est un film que l’on peut voir et revoir et découvrir de nouvelles choses à chaque vision. Viridiana est sans aucun doute l’un des meilleurs films de Buñuel, l’un des plus mordants et débridés.

Comment Buñuel a-t-il réussi à tourner ce film dans l’Espagne franquiste reste un mystère. Viridiana représentait même l’Espagne au Festival de Cannes 1961 (Buñuel avait toutefois pris soin de n’apporter son film qu’à la toute dernière minute). Le film fut ensuite immédiatement interdit en Espagne, aucun journal n’eut le droit de dire qu’il avait gagné la Palme d’Or. Cette interdiction dura jusqu’à la mort de Franco.
Viridiana déclencha également le courroux du Vatican. Il faut bien avouer qu’il y avait de quoi… ! L’incroyable parodie de la Cène de Léonard Vinci par la troupe de mendiants qui prend la pose devant une femme qui lève sa jupe en guise d’appareil photo est restée célèbre. Lemonde.fr

Semaine 38/2010 - du 22 au 28 septembre

--
Arthur 3 La guerre des deux mondes. (France)

Film de Luc BESSON (1h40)
Avec : Freddie Highmore, Selena Gomez, Lou Reed, etc.
Genre : animation, aventure.

Avant-première

Maltazard a réussi à se hisser parmi les hommes. Son but est clair : former une armée de séides géants pour imposer son règne à l’univers. Seul Arthur semble en mesure de le contrer… à condition qu’il parvienne à regagner sa chambre et à reprendre sa taille habituelle ! Bloqué à l’état de Minimoy, il peut évidemment compter sur l’aide de Sélénia et Bétamèche, mais aussi – surprise ! - sur le soutien de Darkos, le propre fils de Maltazard…

« Arthur et les Minimoys, trilogie d’animation à succès imaginée par Luc BESSON, revient pour ce dernier chapitre en avant-première exceptionnelle au cinéma les Halles. Après vous avoir fait partager ses aventures pendant deux volets, ce petit bonhomme de deux millimètres revient pour le plus grand bonheur des petits et des grands. » CLH


Des hommes et des dieux. (France)


Film de Xavier BEAUVOIS (2h00)
Avec : Lambert Wilson, Michael Lonsdale, Olivier Rabourdin, etc.
Genre : drame.

Un monastère perché dans les montagnes du Maghreb, dans les années 90. Huit moines chrétiens français vivent en harmonie avec leurs frères musulmans. Quand une équipe de travailleurs étrangers est massacrée par un groupe islamiste, la terreur s’installe dans la région. L'armée propose une protection aux moines. Malgré les menaces grandissantes qui les entourent, la décision des moines de rester coûte que coûte, se concrétise … Ce film s’inspire librement de la vie des Moines Cisterciens de Tibhirine en Algérie de 1993 jusqu’à leur enlèvement en 1996.

« (...) un point d'équilibre assez miraculeux entre l'observation et le respect. Il possède en outre l'immense mérite de laisser au spectateur (...) la liberté de ressentir les faits jusqu'au plus profond de lui-même. (...) Couronné par un final à faire pleurer Tarkovski de reconnaissance posthume, (...) l'écho qu'il dégage émane bel et bien de l'or dont on fait les Palmes. » Première

"coup de cœur" : l'équipe du Cinéma les Halles qui a vu ce film, vous invite à ne pas le manquer.


Crime d’amour. (France)

Film de Alain CORNEAU (1h44)
Avec : Kristin Scott Thomas, Ludivine Sagnier, Patrick Mille, etc.
Genre : Thriller.

Court-métrage :
Doxologie (6’)

Dans le décor aseptisé des bureaux d’une puissante multinationale, deux femmes s’affrontent… La jeune Isabelle travaille sous les ordres de Christine, une femme de pouvoir qu’elle admire sans réserve. Convaincue de son ascendant sur sa protégée, Christine entraîne Isabelle dans un jeu trouble et pervers de séduction et de domination. Ce jeu dangereux va trop loin… jusqu’au point de non retour.

« Le cinéaste nous offre un film noir hyper stylisé, dont l'intrigue machiavélique est conçue comme une mécanique d'horlogerie, avec des rebondissements qui ménagent le suspense jusqu'au bout. » Le Parisien
« Il s'agit là d'un polar "à l'ancienne", qu'il conviendra de regarder en oubliant tout ce qu'on a appris grâce à la télévision sur la police scientifique. [...] Rafraîchissant, donc... » Elle


Expendables : unité spéciale. (USA)

Film de Sylvester STALLONE (1h44)
Avec : Sylvester Stallone, Jason Statham, Jet Li, Mickey Rourke, Bruce Willis, Arnold Schwarzenegger, etc. Genre : Action.

Ce ne sont ni des mercenaires, ni des agents secrets. Ils choisissent eux-mêmes leurs missions et n'obéissent à aucun gouvernement. Ils ne le font ni pour l'argent, ni pour la gloire, mais parce qu'ils aident les cas désespérés.

« Un excellent moment en compagnie de ces héros aux gueules burinées et aux muscles impressionnants. Les scènes d'action dépotent et la dimension humoristique de l'ensemble rend le film extrêmement attachant. » 20 Minutes
« Nostalgique mais pas amer, simpliste mais pas réac, le film de Stallone brode sur une formule aussi ancienne que celle des Douze salopards (...) et réunit la fine fleur du cinéma d'action d'hier et d'aujourd'hui. » Charlie Hebdo
« Entre deux références décontractées à la gloire musclée de jadis, ça défouraille, étrangle, tranche, assomme dans tous les coins, comme au bon vieux temps. Une petite gâterie pour ex-fans des eighties. » Télérama

* Boucle magnétique pour malentendants -- Salles climatisées

Ciné-collection - 1er, 2 et 3 octobre 2010

--
Du silence et des ombres. (U.S.A)

Film de Robert MULLIGAN -

USA – 2h09 – VOST Sorti en 1962.
Titre original : To Kill a Mockingbird
Réalisation : Robert Mulligan
Acteurs : Gregory Peck, Mary Badham, Phillip Alford, Robert Duvall (dont ce fut la 1ère apparition au cinéma), etc.
Genre : drame.
Récompenses : 3 Oscars en 1962 dont celui du meilleur acteur pour Gregory Peck

Film tiré du roman "To kill a Mockingbird" de Harper Lee, prix Pulitzer en 1961.

Scénario : Dans une petite ville d'Alabama, au moment de la Grande Dépression, Atticus Finch élève seul ses deux enfants, Jem et Scout. Avocat intègre et rigoureux, il est commis d'office pour défendre un homme noir injustement accusé de viol...

Robert MULLIGAN :

Réalisateur américain né à New York le 23 août 1925 et décédé à Lyme (Connecticut) le 19 décembre 2008.
Connu pour sa chronique sensible et autobiographique : 'Un été 42' sorti en 1972, Robert Mulligan est nommé pour le Golden Globe du meilleur réalisateur pour ce film. Il fait tourner Anthony Perkins et Karl Maden dans son premier long métrage 'Le Prisonnier de la peur' en 1957. L'ancien étudiant en théologie porte un regard sensible sur les thèmes explorés à travers ses films : l'enfance et l'adolescence confrontés à l'innocence et à la réalité. Véritable symbole culturel aux Etats-Unis, 'Du silence et des ombres', adaptation du roman 'Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur' d'Harper Lee, est unanimement salué par la critique et récompensé par trois Oscars dont celui du Meilleur acteur pour Gregory Peck et trois Golden Globes, dont un pour Gregory Peck pour la même distinction. Son dernier film date de 1991, 'Un été en Louisiane' dans lequel il fait jouer la jeune Reese Whiterspoon.
Cinéaste discret, Robert Mulligan a tourné une vingtaine de films avec les plus grands acteurs de son époque


Analyse

Méconnu en France, "Du silence et des ombres" est presque autant célèbre aux États-Unis que le livre dont il a été tiré, "To Kill a Mockingbird" (Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur). Un roman qui a valu le prix Pulitzer 1961 à son auteur Harper Lee, amie d’enfance de Truman Capote qui l’aida dans la longue enquête devant aboutir à "De sang froid…". Un million d’exemplaires se vend actuellement tous les ans et le total des ventes avoisinerait les trente millions !
Harper Lee y raconte, de façon romancée, son enfance dans l’Alabama des années 1930 et dessine la figure imposante d’un père avocat, qui lui apprit le sens de la justice et de la droiture morale.

Le film en noir et blanc de Robert Mulligan, fidèle au livre, nous plonge d'abord dans le monde de l’enfance, où l’on s’amuse à se faire peur pour un oui ou pour un non. L’héroïne, la jeune Scout (6 ans), son frère Jem – des orphelins de mère – et leur nouveau copain Dill sont fascinés par la demeure de leur voisin. Ils l’imaginent hantée par une créature dangereuse, qui n’est autre que Boo Radley, le mystérieux fils de la maison.
On retrouve dans l’adaptation de Mulligan l’ambiance de "La nuit du chasseur" de Charles Laughton, soit un mélange de mythologie biblique et de littérature gothique sur fond de moiteur et de peur, commun aux écrivains du Sud, comme Mark Twain.
Ensuite, le récit dévie et "Du silence…" devient un film de procès. Le père des enfants, Atticus (Gregory Peck, qui obtint un oscar au passage), va devoir défendre un ouvrier agricole noir accusé d’avoir violé une jeune fille blanche. Nous sommes en 1932 dans le Sud, où l’on pratique allègrement le lynchage… Les trois enfants, lors de ce procès, vont découvrir à la fois la violence dont les hommes et la société peuvent se rendre coupables, et la noblesse morale d’un père qu’ils connaissaient au fond très mal. Enfin, ils découvriront aussi le vrai visage de Boo Radley (Robert Duvall, dans son tout premier rôle au cinéma !). Pour l’anecdote, Dill, l’ami de Scout et Jem, est directement inspiré par le petit voisin qu’affectionnait Harper Lee quand elle était petite, Truman Capote.

d'après Les Inrockuptibles


Cycle "Au bonheur des Halles"

-
Une fois par mois, le cinéma les halles propose une journée

"Au bonheur des Halles"

ouverte à tous, avec la projection de deux films : 

  • l'un, le matin à 10 h 

  • le second, l'après-midi à 14 h 30.

Un groupe de cinéphiles, passionnés de nos séances, s'est organisé depuis longtemps pour participer à ces journées. Désormais des spectateurs bien divers se joignent aux habitués. Entre les deux films, un déjeuner est proposé à ceux qui le souhaitent ; ce qui permet de conjuguer échange, débat, convivialité, amitié.


Il est possible de s'inscrire pour le déjeuner

(dans un restaurant charliendin - l'enseigne choisie change chaque journée)

en téléphonant au préalable au
cinéma les halles : 04 77 69 02 40.

*****

Cerise sur le gâteau, pour les journées "Au bonheur des Halles"

  • un florilège d'articles de presse remis à chaque participant
  • une présentation des deux films avant projection
  • un échange à l'issue de la projection, pour ceux qui le souhaitent.


*****

Semaine 37/2010 - du 15 au 21 septembre


Vous retrouvez les films de la semaine en dessous de cette annonce à destination
des "moins de 27 ans", pendant les samedis de septembre.


Ce que je veux de plus. (Italie)

Film de Silvio SOLDINI (2h00)
Avec : : Alba Rohrwacher, Pierfrancesco Favino, Giuseppe Battiston, etc.
Genre : drame.

Anna a toujours fait ce que l'on attendait d'elle. Son métier de comptable lui garantit une sécurité de l'emploi. Son quotidien se résume à son lieu de travail, un train de banlieue, une relation rassurante avec Alessio dont elle espère un enfant, sa famille et ses amis pour qui Anna déborde d'attention et d'énergie. Lorsque Domenico entre dans sa vie, tous ses repères vacillent. Pour la première fois, sous l'emprise de l'amour, Anna va connaître le désir et la passion charnelle. Mais, Domenico est marié et père de deux enfants. Leur histoire d'amour, comme leur vie, repose dès lors sur un équilibre précaire fait de rendez-vous furtifs et clandestins à la pause déjeuner, d'étreintes passionnées dans un hôtel, de mensonges au quotidien. Et à chaque jour qui passe, Anna et Domenico en demandent un peu plus.

« C'est une belle claque au coeur que nous envoie le réalisateur italien Silvio Sidoni avec cette magnifique histoire d'amour. » Le Journal du Dimanche
« Une belle histoire d'adultère gâchée par un quotidien trop anecdotique. » Les Inrockuptibles


600 kilos d’or pur. (France)

Film de Eric BESNARD (1h40)
Avec : Clovis Cornillac, Audrey Dana, Patrick Chesnais, etc.
Genre : aventure.

Un groupe d'aventuriers entreprend de faire le casse d'une mine d'or au coeur de la Guyane. Mais l'opération ne se passe pas comme prévu, et, lors de leur fuite, leur hélicoptère doit se poser en catastrophe au milieu de la jungle. Ils ont mis la main sur six cents kilos d'or... mais doivent maintenant les porter sur leurs dos dans un milieu très hostile. Le butin devient fardeau. Les sept fuyards, cinq hommes, deux femmes, s'enfoncent dans la jungle. Le climat, les insectes, la fatigue, la menace des poursuivants... Tout concourt à rendre leur longue marche impossible. La forêt semble devoir se refermer sur eux. Et la cohésion du groupe est rongée par la fièvre de l'or...

« 600 kilos d'or pur ne manque ni de souffle ni de panache. » La Croix


Les petits ruisseaux. (France)

Film de Pascal RABATE (1h34)
Avec : Daniel Prévost, Philippe Nahon, Bulle Ogier, etc.
Genre : comédie, romance.
- Reprise -
Court-métrage : La carte (8’)

Emile, septuagénaire et veuf, connaît une retraite sans heurts, faite de rituels et de loisirs paisibles. L'instant n'existe pas vraiment, la vie coule comme la Loire où il pèche régulièrement avec un autre retraité, Edmond.

« Rabaté sort des sentiers battus en choisissant pour héros des vieux et en parlant de leur sexualité. Old is beautiful. » Première
« Un film réussi à la tonalité inattendue, toujours sur le fil sans jamais verser dans les facilités redoutées. » La Croix
« Les Petits Ruisseaux mêle la douceur angevine à la renaissance sentimentale d'Emile, emprunte des chemins de traverse et vante l'absence de préjugés. Pascal Rabaté, dont la mise en scène ne fait jamais les pieds au mur, joue sur le charme et le décalage. Du travail bien fait. » TéléCinéObs


Les amours imaginaires. (Canada)

Film de Xavier DOLAN (1h35))
Avec : Monia Chokri, Niels Schneider, Xavier Dolan, etc.
Genre : drame.

En avant première nationale
Dans le cadre des “Rencontres de Charlieu”
Pour une seule séance avant une prochaine programmation

Francis et Marie, deux amis, tombent amoureux de la même personne. Leur trio va rapidement se transformer en relation malsaine où chacun va tenter d'interpréter à sa manière les mots et gestes de celui qu'il aime...




* Boucle magnétique pour malentendants -- Salles climatisées