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Cycle Ciné-Collection - les 2, 3 et 4 septembre 2011

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La saison de Ciné-collection reprend en ces premiers jours de septembre, 
par la projection de ce film "collector" de Orson Welles. (ci-dessous)

Pour connaître la suite de notre programmation 2011-2012 : cliquer ici.


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Film de Orson WELLES (1h32)   Produit en 1948 –
Avec : Rita Hayworth, Orson Welles, Everett Sloane, etc. 
Genre : drame, policier - film noir.
Version originale sous-titrée
 
Scénario - San Francisco. L'aventurier Michael O'Hara s'éprend de la séduisante Elsa Bannister et accepte l'offre de son mari, le riche Arthur Bannister, de devenir marin sur son yacht. Michael espère ainsi revoir Elsa dont la présence l'obsède.
Elsa et Michael découvrent ensemble l'ivresse d'une folle liaison dont Bannister semble ne pas s'apercevoir... George Grishy, l'associé de Bannister, propose à Michael 5000 dollars pour reconnaître qu'il est responsable de sa mort. Michael voit dans cette somme la possibilité de pouvoir enfin partir avec Elsa et il accepte.
Mais Grisby est effectivement tué et Michael qui avait signé une déclaration compromettante est aussitôt accusé du crime. Michael passe en jugement. Bannister le défend mais il s'échappe avant le verdict, décidé à trouver le véritable assassin. Il comprend qu'Elsa avait tout à gagner à la mort de Grisby. Elsa et son mari se retrouvent dans un étrange parc d'attraction et s'y entretuent.
   
Critique. La Dame de Shanghai est une forme de conclusion en apothéose d'un genre typiquement hollywoodien mais déjà expirant - le film noir à héroïne mortellement vénéneuse -, dont l'esthétique fébrile, violemment baroque, bouscule toutes les conventions.
Entrepris après des insuccès publics, le film devait, grâce à la présence de sa vedette Rita Hayworth, assurer enfin la réussite commerciale d'un réalisateur salué jusqu'ici par la seule critique.
L'échec de sa sortie est à la mesure des espérances, immense, et il scelle le destin d'un créateur trop irréductiblement original et imprévisible pour que le système hollywoodien puisse prétendre le domestiquer. (Extrait de Cinéclub de Caen).

Orson WELLES : 

Acteur américain - Réalisateur - Scénariste - Auteur - Producteur - Directeur de la photographie - Costumier -  Monteur, - Chef décorateur ! Voilà en quelques mots les rôles ou fonctions que Welles a assumés tout à tour lors de sa carrière. (pour une biographie complète : cliquez ici) 

Après avoir prouvé avec "Le Criminel" (1946) qu'il pouvait faire un film classique s'il le voulait, Orson Welles revient avec "la Dame de Shanghai" au genre noir. Adaptant un polar de série choisi presque au hasard, il aboutit à un résultat si déroutant qu'il ne pouvait que contrarier le patron de la Columbia, Harry Cohn. Il faut dire qu'en tondant la longue chevelure rousse de Rita Hayworth (son ex-femme) avant de la teindre en blonde, Welles saccageait délibérément une des valeurs sûres du studio. En outre, loin de la vamp sympathique de Gilda (1946), il lui confie un rôle de femme fatale si méchante que même son indéniable sex-appeal en devient déplaisant.

Adoptant un accent irlandais improbable, Welles interprète un marin engagé par un avocat invalide (Everett Sloane, reptilien et terrifiant) pour piloter son yacht et peut-être même servir d'amant à sa femme (thème qui reparaîtra dans "Une histoire immortelle", 1969). Un meurtre est commis, suivi par un procès où chacun bafoue les règles du droit et ce kaléidoscope fou est pulvérisé par une fusillade finale dans un palais des glaces. À l'image de cette séquence, "La Dame de Shanghai" est comme le miroir brisé d'un film, fait d'éclats de génie, et qu'on ne parvient pas à reconstituer.. (Kim Newman, 1001 Films)