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Semaine 43/2011 - du 26 octobre au 1 novembre

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Cinéday             
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Film de Steven SPIELBERG - (1h47)
Avec: Jamie Bell, Andy Serkis, Daniel Craig, etc. 
Genre : aventure, animation.

Sortie nationale

Parce qu’il achète la maquette d’un bateau appelé la Licorne, Tintin, un jeune reporter, se retrouve entraîné dans une fantastique aventure à la recherche d’un fabuleux secret. En enquêtant sur une énigme vieille de plusieurs siècles, il contrarie les plans d’Ivan Ivanovitch Sakharine, un homme diabolique convaincu que Tintin a volé un trésor en rapport avec un pirate nommé Rackham le Rouge.

« Les Aventures de Tintin ne sont ni la trahison redoutée, encore moins un Indiana Jones déguisé, et certainement pas une vulgaire vitrine technologique. Spielberg est parvenu à accoucher d'un film de grande qualité, à la frontière des genres et des supports, auquel il est difficile de résister. Bien plus qu'un hommage, son film est une œuvre autonome et ambitieuse, qui amènera tous ceux qui n'éprouvaient devant les travaux de Hergé qu'un ennui poli, à réviser leur jugement. » Ecranlarge.com



Film de MAIWENN - (2h07) 
Avec : Karin Viard, Joey Starr, Marina Foïs, etc. 
Genre : drame. Prix du jury au Festival de Cannes 2011
Avec le soutien de l’ADRC

Le quotidien des policiers de la Brigade de Protection des Mineurs ce sont les gardes à vue de pédophiles, les arrestations de pickpockets mineurs mais aussi la pause déjeuner où l’on se raconte ses problèmes de couple; ce sont les auditions de parents mal traitants, les dépositions d’enfants, les dérives de la sexualité chez les adolescents, mais aussi la solidarité entre collègues et les fous rires incontrôlables dans les moments les plus impensables; c’est savoir que le pire existe, et tenter de faire avec… Comment ces policiers parviennent-ils à trouver l’équilibre entre leurs vies privées et la réalité à laquelle ils sont confrontés ?

« Maïwenn plonge le spectateur au coeur de cette brigade. Sans ménagement ni pudeur. Toujours à hauteur d'homme, elle livre, avec la complicité d'une troupe exceptionnelle, une chronique âpre et réaliste où l'humanité le dispute à la sincérité, sans verser dans l'émotion facile. » Télé 7 Jours



Film de : Dace RIDUZE et Janis CIMERMANIS (0h40) 
Genre : animation.

Courts métrages : Au bout du monde (7’)  et Le loup à poil (10’)

A partir de 3 ou 4 ans    

Programme de 4 courts métrages :

"Souris mon amie!", Dans la forêt, un petit cochon tombe amoureux. Mais malheureusement, il lui manque quelques dents. Pour y remédier, il « emprunte » les dents du castor…
"Le bonheur des cochons", "La chasse",
"Le tigre", Le cirque Valentino arrive, traversant la ville endormie pendant la nuit vers le site du chapiteau. Par malheur, la cage des tigres échappe à l’un des camions et s’échoue sur la place. Le lendemain matin, tout le monde est stupéfait de découvrir les animaux en plein centre-ville ! L’équipe de secours intervient, Valentino récupère ses tigres et leur fait jouer son numéro. Le fouet claquant n’étant pas du goût des trois valeureux secouristes, ils vont lui jouer un drôle de tour…


 Film de Mario MONICELLI (1h51) – Produit en 1958 – 
Avec : Claudia Cardinale, Vittorio Gassman, Renato Salvatori, etc. 

Genre : comédie.

Cosimo se fait arrêter par la police alors qu'il tente de dérober une voiture. Pour sortir de prison plus rapidement, il demande à ses complices extérieurs de lui trouver un "pigeon", quelqu'un qui prendra sa place derrière les barreaux. C'est Pepe, boxeur à la manque, qui se présente au directeur de la prison pour clamer sa culpabilité. Abusé par une ruse, Cosimo révèle à Pepe les détails de son prochain coup, infaillible, qu'il se réserve pour sa sortie. Mais Pepe sort plus tôt que prévu et organise le casse avec les complices de Cosimo...

« (...) une comédie grinçante [qui] rassemble la crème du cinéma italien de l'époque (Vittorio Gassman, Marcello Mastroianni, Totò…) pour raconter les déboires d'une bande de bras cassés (...). » Libération

* Boucle magnétique pour malentendants  --   Salles climatisées  

Cycle Ciné-collection - les 1, 2, 3 et 4 décembre 2011

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Film de Roman POLANSKI (2h16) –Produit en 1968 –
Avec : Mia Farrow, John Cassavetes, Ruth Gordon, etc.
Genre : fantastique, drame, épouvante-horreur. 
Version originale sous-titrée

Synopsis : Un couple de jeunes mariés, Rosemary et Guy Woodhouse, un comédien, s'installe dans un vieil immeuble de New-York. Leur ami, Hutch, les a prévenus que cette maison a la réputation d'être maléfique. Les voisins du couple, extrêmement serviables,  provoquent cependant en Rosemary un certain malaise, tandis que Guy est subjugué. Terry, une jeune fille que Rosemary a prise en affection, se suicide en se jetant par une fenêtre. Après un cauchemar étrange, Rosemary s'aperçoit qu'elle est enceinte.

Sur les conseils de la voisine, elle consulte mais un médicament déclenche chez elle de terribles douleurs. Rosemary se dispute avec son mari, elle maigrit et son inquiétude devient de l'angoisse. Hutch, qui a dû être transporté d'urgence à l'hôpital, est mort en lui laissant un livre "Ils sont tous Sorciers" et un message : "Le nom est un anagramme". Rosemary tient la preuve qu'elle est le jouet de sorciers ... Elle va se réfugier dans la clinique du docteur Hill, puis revient à la maison où elle accouche d'un enfant mort. La nuit, Rosemary croit entendre les cris d'un nouveau-né provenant de l'appartement des voisins. Elle y pénètre, armée d'un couteau, et découvre un berceau. Regardant à l'intérieur, elle hurle de terreur à la vue du bébé qui s'y trouve. Puis Rosemary s'approche à nouveau pour chanter doucement une berceuse...

Critique : 
"Souvent citée parmi les œuvres les plus effrayantes de l’histoire du cinéma, Rosemary’s baby n’est pourtant pas un "choc" d’horreur et d’angoisse : nous sommes ici en présence d’un drame psychologique teinté de fantastique. Comme souvent chez Polanski, l’auteur installe son histoire et ses personnages doucement, calmement, prenant soin de ne jamais tomber dans la surenchère gore mais au contraire d’ancrer l’action dans un quotidien terriblement banal. À travers une mise en scène d’une sobriété exemplaire, et en distillant les indices comme autant de petites graines, Roman Polanski brouille les cartes : Rosemary est-elle vraiment possédée ou complètement parano ? Quelle est la part de vérité dans l’histoire ? En proie au doute, on s’identifie aisément à l’héroïne du film (Mia Farrow, mignonne comme un cœur) et l’on souffre à ses côtés. Rosemary’s baby est aussi une réflexion sur la parentalité et l’émancipation (hasard ou coïncidence, c’est seulement après avoir coupé ses cheveux façon garçon que Rosemary s’affirme pour de bon), portée par des acteurs au sommet de leur talent, notamment les "diaboliques" Ruth Gordon et Sidney Blackmer. La musique d’ouverture et de fermeture, berceuse douce et sordide à la fois, symbolise à elle seule cette œuvre fortement déconseillée aux futures mamans !

Un jeu d’acteurs parfait : John Cassavetes en mari, pas si idéal que ça, "au poil" et énigmatique, et des voisins sortis tout droit d’une autre planète, Minnie Castevet en tête (Ruth Gordon reçu d’ailleurs l’oscar pour ce rôle), entre sorcière diabolique et vamp sur-maquillée ! Enfin, Mia Farrow excelle, bien que son personnage angélique et nunuche au départ (qui évoluera de fort belle manière par la suite) puisse en énerver plus d’un… Une mise en scène virtuose : plans serrés et caméra qui bouge sans cesse, instaurant une tierce personne et un véritable malaise, certaines scènes étant particulièrement intenses (la poursuite dans l’ascenseur, la révélation au scrabble, la cabine téléphonique…). Rosemary’s baby s’apparente presque au huis clos parfait, où Polanski permet une double lecture permanente, entre cauchemar et réalité : "Ro" a-t-elle perdu la tête, ou est-elle véritablement sous l’emprise d’un complot ? Le cinéaste distille des indices ça et là -nous lançant sur une piste- pour ensuite nous en faire douter avec malice." [ingoruptibles.com]


Roman Polanski  
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Il est né en 1933 à Paris et vit son enfance en Pologne. Il entre en 1954 à l'Ecole nationale des hautes études cinématographiques et théâtrales de Lodz. Durant ses années il interprète des petits rôles dans des longs métrages et des pièces de théâtre.
Il débute sa carrière de cinéaste en réalisant quelques courts métrages. Sa première oeuvre pour le grand écran, Le Couteau dans l'eau (1962), observe l'évolution de trois personnages dans le huis-clos d'un bateau. Ce film lui vaut d'être nommé pour l'Oscar du meilleur film étranger. Le cinéaste, se sentant à l'étroit dans son pays, entreprend alors une carrière internationale. Il se rend d'abord en France, où il tourne le sketch Les Plus belles escroqueries du monde (1963), puis en Grande-Bretagne où il réalise Répulsion (1964) et Cul-de-sac (1965). Ces deux films traitent de l'enfermement, de la régression sexuelle et de l'échec. Le premier, brillamment servi par Catherine Deneuve, aborde la schizophrénie. Dans Le Bal des vampires (1967), une parodie du film d'épouvante, le réalisateur cultive son goût pour la bouffonnerie. Cette dérision ne l'empêche pas de dépeindre l'angoisse dans la plupart de ses films. Ses personnages sont souvent victimes de situations pénibles et inhabituelles. Le film le plus terrifiant du réalisateur, Rosemary's Baby (1968), voit Mia Farrow engrossée par le diable. En hommage au film noir de la grande époque, le cinéaste réalise ensuite Chinatown (1974), avec Jack Nicholson et Faye Dunaway. En 1978, il tourne Tess, une adaptation d'un livre de Thomas Hardy : Tess d'Uberville. Incarnée par Nastasia Kinski, Tess essaie d'échapper aux diverses formes de subordination auxquelles on tente de la soumettre dans l'Angleterre du XIXe siècle. L'angoisse est de nouveau au rendez-vous avec La Jeune fille et la mort (1994) où Sigourney Weaver séquestre un homme qui l'a torturée et violée. Dans l'esprit de Rosemary's Baby , La Neuvième porte (1998) laisse la part belle au fantastique. Il renoue avec le succès grâce à son film Le Pianiste (2002) qui remporte la palme d'or du festival de Cannes ainsi que sept Césars. Film qui évoque ses racines à travers l'occupation de la Pologne et le ghetto de Varsovie pendant la seconde guerre mondiale. Il adapte en 2005 le roman de Charles Dickens "Oliver Twist".

Roman Polanski a joué dans de nombreux films, notamment dans Trois récits (Konrad Nalecki, 1953), Pokolenie (Andrzej Wajda, 1955), Lotna (Andrzej Wajda, 1959), Zezowate szczescie (Andrzej Munk, 1960), Les Innocents charmeurs (Andrzej Wajda, 1960). Il a produit certains de ses films : La Neuvième porte (1999), Le Pianiste (2000), il est également acteur et metteur en scène de théâtre.
[Extrait de : cinémathèque française]

Semaine 42/2011 - du 19 au 25 octobre

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Film de Steven SPIELBERG - (1h47)
Avec: Jamie Bell, Andy Serkis, Daniel Craig, etc. 
Genre : aventure, animation.

Avant première
     
Parce qu’il achète la maquette d’un bateau, la Licorne, Tintin se retrouve entraîné dans une fantastique aventure à la recherche d’un fabuleux secret…

 « Les Aventures de Tintin ne sont ni la trahison redoutée, encore moins un Indiana Jones déguisé, et certainement pas une vulgaire vitrine technologique. Spielberg est parvenu à accoucher d'un film de grande qualité, à la frontière des genres et des supports, auquel il est difficile de résister. Bien plus qu'un hommage, son film est une œuvre autonome et ambitieuse, qui amènera tous ceux qui n'éprouvaient devant les travaux de Hergé qu'un ennui poli, à réviser leur jugement. » Ecranlarge.com



Film de Shawn LEVY - (2h07) 
Avec : Hugh Jackman, Evangeline Lilly, Kevin Durand, etc. 
Genre : science fiction, action, drame.   
Sortie nationale
     
Dans un futur proche, la boxe a évolué pour devenir un sport high-tech. Charlie Kenton, un ancien boxeur, a perdu toute chance de remporter le championnat depuis que les humains ont été remplacés sur le ring par des robots d’acier. Lorsque Charlie touche le fond, il accepte de construire et entraîner un champion. Dans l’arène, les enjeux sont plus élevés qu’ils ne l’ont jamais été…

« Destiné à un public large grâce à son ton léger, Real Steel saura ravir les enfants comme les grands grâce à une histoire familiale touchante et une bonne dose d'action. Le résultat est ultra convainquant. » CinéComics.fr



Film de Michel HAZANAVICIUS - (1h40) 
Avec : Jean Dujardin, Bérénice Bejo, John Goodman, etc. 
Genre : romance, drame, comédie. 
Prix d’interprétation masculine au festival de Cannes 2011. 
Prix T.C.M. du public - Festival de San Sebastian 2011.
Avec le soutien de l’ADRC
     
Hollywood 1927. George Valentin, vedette du cinéma muet va sombrer dans l'oubli avec l'arrivée des films parlants. Peppy Miller va elle, être propulsée au firmament des stars…l'histoire de leurs destins croisés, ou comment la célébrité, l'orgueil et l'argent peuvent être autant d'obstacles à leur histoire d'amour.

 « The Artist s'impose comme une réussite totale. Drôle, tragique, lyrique, il transpire l'amour du grand cinéma. » Excessif.com
« Unique en son genre… un coup d'éclat dans le paysage cinématographique français comme on en voit que trop peu. » EcranLarge.com

"coup de cœur" : l'équipe Cinéma les Halles qui a vu ce film, vous invite à ne pas le manquer.



Film de Christophe BARRATIER -  (1h40) 
Avec : Laetitia Casta, Guillaume Canet, Kad Merad, etc. 
Genre : comédie, aventure.

Court-métrage : Rubica (4’)

Mars 1944, dans un petit coin de campagne française se joue une guerre de gosses et tous les prisonniers se voient délestés des boutons de leurs vêtements… Violette, jeune fille d'origine juive, fait battre le cœur de Lebrac, le chef des Longeverne. La véritable origine de Violette sera-t-elle découverte ?

« L'audace et la roublardise de Barratier paient. Sa fresque romanesque a du souffle, celui de la jeunesse et de la rébellion. » Le Figaroscope
« Grâce à une habile transposition du roman de Pergaud pendant l'occupation, prétexte à une agréable satire de l'époque, et à une intrigue plus dense, le film séduira aussi bien les enfants que les adultes. » Metro



Film de Julie DELPY -  (1h53) 
Avec : L. Alvarez, J. Delpy, E. Elmosnino, etc. 
Genre : comédie.
Avec le soutien de l’ADRC   
 Prix spécial du jury au Festival de San Sebastian 2011.

Juillet 1979, pendant les vacances d’été en Bretagne. A l’occasion de l’anniversaire de la grand-mère, tous sont réunis le temps d’un week-end animé

« Julie Delpy signe un film chaleureux où la comédie à l'italienne croise les esprits de Sautet et Pialat. » Le Journal du Dimanche
« "Le Skylab", satellite expérimental qui menace de s'écraser sur la Bretagne de 1979, a donné son titre à cette chronique chaleureuse, moment de pure détente dans un monde de brutes. » 20 Minutes

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Cycle Ciné-Collection - les 28, 29 et 30 octobre 2011

 Film de Mario MONICELLI (1h51) – Produit en 1958 – 
Avec : Vittorio Gassman (Peppe il pantera), Claudia Cardinale (Carmelina), Renato Salvatori (Mario Angeletti), Memmo Carotenuto (Cosimo), Rosanna Rory (Norma), Carla Gravina (Nicoletta),  Carlo Pisacane (Capannelle).

Genre : comédie à l'italienne.

Scénario.

Une bande de petits délinquants se forme pour monter un hold-up : Peppe, boxeur amateur, Mario, vendeur de maïs grillé, Cosimo, gangster minable, Capannelle, ex-jokey, Feribotte, sicilien féru d'honneur, Tiberio, photographe de rue, Cruciani, crocheteur... par correspondance, Carmelina, soeur surveillée de Feribotte, Nicoletta, amoureuse de Peppe, Norma, pupille de religieuses, amoureuse volage de Cosimo...

Après avoir subi les leçons du "professeur" Cruciani, et minutieusement préparé leur coup, dans la banlieue miséreuse de Rome, la bande se dirige, avec quel équipement ! vers la maison voisine de celle où se trouve le fameux coffre-fort visé. Et l'on se met au travail, un travail dur, pénible, celui de percer un mur. Hélas ils ont mal calculé le coup, et au lieu de déboucher dans la salle du coffre, ils arrivent dans la cuisine pour y voler une marmite de spaghettis. Bref, Cosimo, le chef de bande, se fait arrêter par la police alors qu'il tente de dérober une voiture. Pour sortir de prison plus rapidement, il demande à ses complices extérieurs de lui trouver un "pigeon", quelqu'un qui prendra sa place derrière les barreaux. C'est Pepe, boxeur à la manque, qui se présente au directeur de la prison pour clamer sa culpabilité. Abusé par une ruse, Cosimo révèle à Pepe les détails de son prochain coup, infaillible, qu'il se réserve pour sa sortie. Mais Pepe sort plus tôt que prévu et organise le casse avec les complices de Cosimo...

Critique.

Reprise en avril 2011, cette comédie culte de la belle époque italienne est un mets de choix à déguster sans modération. Sorte de Touchez pas au grisbi transalpin, le film met en scène une fricassée d’italiens à la petite semaine dont le but est de remporter le pactole en organisant un menu fric-frac. Malheureusement, en bons amateurs indécrottables, le gang bigarré doit faire face à des embûches conséquentes, des conseillers maladroits et un anti-professionnalisme constant. Le pigeon en question est d’abord ce remplaçant de fortune que les Mario, Michele et consorts cherchent à tout prix à recruter pour sauver des geôles le malheureux Cosimo, pris plus tôt la main (et la manche) dans le sac. Ce sera le boxeur Peppe qui passera par cette case tandis que Cosimo, lui, y restera. Une infortune crasse que la suite du film ne fera qu’infirmer et que les minables gangsters, dans leurs humbles manigances, appelleront aussi.
Le Pigeon pose les bases de la comédie italienne. Derrière sa toile de fond populaire où se rencontrent des personnages gouailleurs et bons vivants, il distille un mélange d’humour pittoresque et de théâtralité débonnaire. Si le genre repose essentiellement sur des gueules d’acteurs prêt à toutes sortes de cabotinage, le film de Monicelli se démarque par son casting de choix. Ainsi, l’on pourra savourer la tchatche de Vittorio Gassman, être une fois encore séduit par la beauté généreuse de Claudia Cardinale (ou de Mastroianni) et goûter à un large choix de répliques savoureusement lancées. Des superpositions de voix canailles lorsque l’on se chamaille, aux bons mots (« Tu pourrais crier doucement ? », « La vie est comme une longue fleur qui ne s’ouvre qu’une fois ») jusqu’aux piteux préparatifs d’un casse que Woody Allen exportera dans un sketch fameux [Prends l’oseille et tire-toi], Le Pigeon fonctionne tout du long. Même les cartons (ironiques à souhait) seront contaminés par la fièvre drolatique de l’entreprise. Enfin, la réitération d’un idéal de braquage (« Faire les choses scientifiquement ») opposé dans les faits à des ustensiles de bazar, instruit sur les mécanismes du rire tendre et moqueur de la comédie à l’italienne. Toujours alimentées par d’improbables perturbations (la scène de la clé) qui enrayent continuellement la machine, les situations du Pigeon ne font qu’enregistrer le cadre précaire de ces existences en marge pour ensuite les embellir en un rire noble et franc. Romain Genissel [Critikat.com]


Mario MONICELLI

Fils d'un journaliste et critique de théâtre, il étudie l'histoire et la philosophie à l'université de Pise et de Milan. Il fait ses débuts comme critique en 1932 et en 1934, il co-réalise deux films "Il Cuore rivelatore" et "I ragazzi della via Paal". Il est ensuite l'assistant de différents réalisateurs (Gustav Machaty, Pietro Germi, Giacomo Gentilomo, Mario Camerini, Mario Bonnard, etc). En 1937, il réalise "Pioggia d'estate" (La Pluie d'été) sous le pseudonyme de Michele Badiek. De 1939 à 1949, il se consacre principalement à l'écriture de scénarios et au métier d'assistant-réalisateur. Il revient ensuite à la réalisation de petits films comiques, en collaboration avec Stefano Vanzina : ils réaliseront alors ensemble de nombreux films avec l'acteur Totò. 

À partir de 1953, il réalise sous son propre nom ses films tout en poursuivant son activité de scénariste. Il remporte deux bons succès comiques avec "Le Pigeon" et "La Grande Guerre". À la fin de l'année 1974, son ami Pietro Germi lui confie la réalisation de "Mes chers amis", étant lui-même en trop mauvaise santé pour participer au tournage. Le film remporte un grand succès en Italie et Monicelli reçoit son premier David Di Donatello de meilleur réalisateur.

Monicelle se suicide le 29 novembre 2010 en sautant par la fenêtre de sa chambre d'hôpital à Rome, où il était soigné pour un cancer. Il était âgé de 95 ans. (D'après Wikipédia)



Semaine 41/2011 - du 12 au 18 octobre

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Film de Werner HERZOG - (1h30)
Avec : Werner Herzog, Dominique Baffier, Jean Clottes, etc.
Genre : documentaire, historique.

C’est une grotte immense, protégée du monde depuis 20 000 ans parce que le plafond de son entrée s’est effondré. C’est un sanctuaire incrusté de cristaux et rempli de restes pétrifiés de mammifères géants de la période glaciaire. Pourtant, ce n’est pas le seul trésor que ce lieu unique au monde avait à nous offrir…
En 1994, au sud de la France, les scientifiques qui ont découvert la grotte sont tombés, ébahis, face à des centaines de peintures rupestres, des œuvres d’art spectaculaires réalisées il y a plus de 30 000 ans – presque deux fois plus vieilles que les peintures rupestres les plus anciennes découvertes jusqu’alors. Ces dessins, ces œuvres, ces témoignages exceptionnels ont été créés à l’époque où les hommes de Neandertal parcouraient encore la terre, en un temps où les ours des cavernes, les mammouths et les lions étaient les espèces dominantes sur notre continent.  Depuis, seules quelques très rares personnes ont été autorisées à pénétrer dans la grotte, et ses chefs-d’œuvre sont restés à l’abri des regards – jusqu’à ce que Werner Herzog obtienne l’autorisation d’y réaliser un documentaire d’exception. Avec ses caméras 3D, Herzog a capté toute la beauté de ces merveilles dans l’un des sites les plus grandioses qui soit. Dans un saisissant voyage visuel, Herzog nous entraîne à la rencontre de nos très lointains ancêtres, à la découverte de la naissance de l’art, de la symbolique puissante des lieux et des étranges personnes qui vivent aujourd’hui dans les environs.

« Le cinéaste a su tirer parti d'un temps de tournage réduit dans un lieu exigu pour livrer un véritable enchantement. » 20 Minutes



Film de Gilles LEGRAND -  (1h42)  
Avec : Niels Arestrup, Lorant Deutsch, Patrick Chesnais, etc.  
Genre : drame.

On ne choisit ni ses parents, ni ses enfants ! Paul de Marseul, propriétaire d’un prestigieux vignoble à Saint Emilion a un fils, Martin, qui travaille avec lui sur le domaine familial. Mais Paul, vigneron exigeant et passionné, ne supporte pas l’idée que son fils puisse un jour lui succéder. Il rêve d’un fils plus talentueux, plus charismatique… plus conforme à ses fantasmes de père ! L’arrivée de Philippe, le fils de son régisseur va bouleverser la vie de la propriété. Paul tombe en fascination devant ce fils idéal. Commence alors une partie d’échecs qui se jouera à quatre : deux pères, deux fils, sous le regard impuissant des femmes qui les entourent. Et au moins l’un d’entre eux n’a plus rien à perdre ...
 
« Délice de ce long-métrage réussi, une distribution magnifique Niels Arestrup, somptueux en vieux lion charmeur et manipulateur, Lorant Deutsch, en fils falot, écrasé par son paternel, tantôt touchant, tantôt agaçant, ainsi que Patrick Chesnais, Nicolas Bridet, Anne Marivin et Valérie Mairesse, tous parfaits. » La Croix



Film de Vincent GARENQ - (1h42)
Avec : Philippe Torreton, Wladimir Yordanoff, Noemie Lvovsky, etc.
Genre : drame.

Le film raconte le calvaire d'Alain Marécaux - 
"l'huissier" de l'affaire d'Outreau - arrêté en 2001 ainsi que sa femme et 12 autres personnes pour d'horribles actes de pédophilie qu'ils n'ont jamais commis. C'est l'histoire de la descente en enfer d'un homme innocent face à un système judiciaire incroyablement injuste et inhumain, l'histoire de sa vie et de celle de ses proches broyée par une des plus importantes erreurs judiciaires de notre époque.
 
« La sobriété de la mise en scène et de l'interprétation implique de véritables choix tant esthétiques que moraux. Il y a du –vrai- cinéma dans ce long-métrage intense. » 20 Minutes
« A travers la vision d'un seul homme et de son vécu, Vincent Garenq livre un film fort qui vaut non seulement le détour par son côté documentaire que son histoire finalement tellement incroyable qu'elle ne serait certainement jamais sortie de l'esprit d'un scénariste. » Excessif.com


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Semaine 40/2011 - du 5 au 11 octobre 2011

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Real Steel. (Inde, U.S.A)
 

Film de Shawn LEVY - (2h07)
Avec : Hugh Jackman, Evangeline Lilly, Kevin Durand, etc.
Genre : science fiction, action, drame.

Avant-première

Dans un futur proche, la boxe a évolué pour devenir un sport high-tech. Charlie Kenton, un ancien boxeur, a perdu toute chance de remporter le championnat depuis que les humains ont été remplacés sur le ring par des robots d’acier. A présent, il n’est plus qu’un manager minable qui utilise des robots fabriqués à partir de pièces de récupération. Lorsque Charlie touche le fond, il accepte à contrecœur de faire équipe avec son fils Max, qu’il a perdu de vue depuis des années, pour construire et entraîner un champion. Dans l’arène où tous les coups sont permis, les enjeux sont plus élevés qu’ils ne l’ont jamais été. Contre toute attente, Charlie et Max ont une seule chance de faire leur grand retour…

« Destiné à un public large grâce à son ton léger, Real Steel saura ravir les enfants comme les grands grâce à une histoire familiale touchante et une bonne dose d'action. Le résultat est ultra convainquant. » CinéComics.fr

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Film de Nanni MORETTI -  (1h42)
Avec : Michel Piccoli, Nanni Moretti, Jerzy Stuhr, etc.
Genre : comédie dramatique.

Version originale sous-titrée

6 prix remportés au festival Nastri d’Argento 2011 (Prix de la presse italienne)

Après la mort du Pape, le Conclave se réunit afin d’élire son successeur. Plusieurs votes sont nécessaires avant que ne s’élève la fumée blanche. Enfin, un cardinal est élu ! Mais les fidèles massés sur la place Saint-Pierre attendent en vain l’apparition du nouveau souverain pontife. Ce dernier ne semble pas prêt à supporter le poids d’une telle responsabilité. Angoisse ? Dépression ? Peur de ne pas se sentir à la hauteur ? Le monde entier est bientôt en proie à l’inquiétude tandis qu’au Vatican, on cherche des solutions pour surmonter la crise…
 
« La beauté de "Habemus Papam" réside dans cette indécision qui en fait une sorte de film-catastrophe sans objet, partagé entre déni (la comédie dans les arcanes du Vatican) et consternation (le monde extérieur figé dans la terreur). » Cahiers du Cinéma
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Film de Steven QUALE - (1h32)
Avec : Nicholas D’agosto, Emma Bell, Miles Fisher, etc.
Genre : épouvante-horreur, thriller.

Interdit aux moins de 12 ans

Dans ce cinquième épisode, la Mort est toujours aussi omniprésente et se déchaîne après qu’un homme ait été victime d’une terrible prémonition, laquelle permet de sauver ses collègues de l’effondrement d’un pont suspendu. Ce groupe d’âmes innocentes n’était pas supposé survivre, et, dans une course terrifiante contre le temps, ces malheureux tentent frénétiquement de trouver le moyen d’échapper au sinistre agenda de la Mort.
 
« "Destination finale 5" excelle à mettre en place les stratégies qui aboutiront à un effet cathartique maximum. » Critikat.com
« Cinquième opus d'une saga hors norme dans laquelle le tueur est la Mort elle-même, invisible, implacable mais heureusement dotée d'un sens de l'humour macabre irrésistible. » L’Ecran Fantastique
 
Film de Valérie DONZELLI - (1h40)
Avec : Valérie Donzelli, Jérémie Elkaïm, César Desseix, etc.
Genre : comédie dramatique.



 Le film de Valérie Donzelli a été choisi par le CNC pour représenter la France à la sélection du meilleur film étranger pour la 84e cérémonie des Oscars en 2012.


Avec le soutien de l’ADRC
Un couple, Roméo et Juliette. Un enfant, Adam. 
Un combat, la maladie. Et surtout, une grande histoire d'amour, la leur...

« On chante, on crie et on aime dans ce film autobiographique, intense et merveilleusement vivant. » 20 Minutes
« "La guerre est déclarée" est un grand film d'amour et un grand film sur l'amour. Il emporte tout sur son passage parce que son sujet (la maladie) n'est précisément pas son problème, seulement la pierre de touche des sentiments. » Cahiers du Cinéma
« "La guerre est déclarée" ne cache pas que c'est une oeuvre autobiographique, et, pourtant, sa mise en scène et sa stylisation en font un film de fiction. Musical, il chante et galope dans les couloirs des hôpitaux. Comique, il fait rire. » Elle

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