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Cycle Ciné-collection - du 8 au 18 novembre

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Stella, femme libre. (Grèce)

Film de Michael CACOYANNIS - (1h40 - VO)
Avec : Melina Mercouri, Georges Foundas, Alekos Alexandrakis.
Genre : drame, romance. 

Stella, chanteuse populaire de cabaret, électrise
 chaque soir le public du Paradis. Femme fatale, elle ne sacrifie rien à sa liberté, ni sa vie, ni ses amours. Aleko, jeune homme de bonne famille, se meurt d'amour pour elle, mais Stella lui préfère un joueur de football, le fougueux Milto...

Critique 

Stella, femme libre, parfois simplement Stella (grec moderne : Στέλλα), est un film grec réalisé par Michael Cacoyannis et adapté d'une pièce de théâtre de Iákovos Kambanéllis, sorti en 1955 et présenté au Festival de Cannes 1955. Premier film de Melina Mercouri, il posa les bases de sa gloire cinématographique. Elle fut même ensuite souvent comparée à son personnage. Stella, femme libre annonce les évolutions du « Nouveau Cinéma grec » des années 1970-1980. Il reçut un très bon accueil de la part du public grec, mais fut détesté par la critique.

Stella est chanteuse de rebetiko dans un cabaret de Pláka, à Athènes, et tous les hommes tombent amoureux d'elle. Elle choisit ses amants et refuse le mariage. Elle préfère finalement mourir plutôt que de perdre sa liberté.
Ce mélodrame est un hommage à la tragédie grecque antique et à la culture populaire traditionnelle. Le film aborde les contradictions qui déchirent la Grèce au début des années 1950 : le désir de changement et de modernisation face à la peur de l'instabilité et de perte de l'identité nationale. Stella incarne ces contradictions : elle cherche, sans succès, à moderniser son numéro ; elle triomphe sur scène avec des chansons grecques ; elle refuse la domination patriarcale traditionnelle. Cacoyannis a demandé à Manos Hadjidakis une bande son qui exprime ces tiraillements entre culture traditionnelle (bouzouki de Vassílis Tsitsánis) et modernité (jazz). Cependant, comme dans la tragédie antique, Stella est condamnée par le destin mais aussi par une société patriarcale dans laquelle elle ne peut trouver sa place. 
[Extrait de Wikipédia - pour plus d'informations :  cliquez ici]

Michael CACOYANNIS :

Réalisateur et metteur en scène grec, né le 11 juin 1922 à Limassol (Chypre), et mort le 25 juillet 2011 à Athènes.
Il s'oriente rapidement vers l'adaptation cinématographique des tragédies antiques, ses premiers films empruntent déjà la structure au théâtre antique : son héros ou héroïne affronte seule les forces insurmontables du destin, devant un chœur qui assiste au drame et le commente, mais sans intervenir. Stélla (1955) en est l'archétype même.

Obligé de quitter la Grèce pendant la dictature des colonels, Cacoyannis est contraint de tourner son adaptation cinématographique des Troyennes en Espagne. Il travaille à partir de sa mise en scène théâtrale montée huit ans plus tôt à New York13.

Il crée une fondation pour le théâtre et le cinéma, en 2010, avec un théâtre de 330 places, un cinéma de 120 places, une salle polyvalente de 68 places, une salle d'exposition, deux bars, un restaurant et une boutique1.
Il a été cinq fois nommé aux Oscars (un record pour un artiste grec) : meilleur réalisateur, meilleure adaptation et meilleur film pour Zorba le Grec et meilleur film étranger pour Électre et Iphigénie.

Parmi ses plus célèbres réalisations :

    1954 : Le Réveil du dimanche
    1955 : Stélla - réalisateur
    1956 : La Fille en noir     

    1957 : Fin de crédit 
    1962 : Électre
    1964 : Zorba le Grec 

    1971 : Les Troyennes
    1977 : Iphigénie
    1986 : Sweet Country
    1993 : Sens dessus dessous
    1999 : La Cerisaie

[Extrait de Wikipédia]