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Ciné-Collection - du 11 au 14 avril 2014

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http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19516960&cfilm=1147.html
Film de John FORD. - (2h09 - VOST) – Produit en 1952 
Avec : John Wayne, Moreen O’Hara, Barry Fitzgerald. 
Genre : comédie, drame, romance. Cycle Ciné-Collection

Titre original : The quiet man
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19516960&cfilm=1147.html 
Synopsis
Sean Thornton, boxeur d'origine irlandaise émigré aux États-Unis, a tué son adversaire lors d'un combat. Bouleversé, il se promet de ne plus jamais se battre et revient dans son village natal, Innisfree, en Irlande. Il rachète son ancienne maison, convoitée par Red, son voisin, s'en faisant ainsi un ennemi. Lorsque Sean tombe amoureux de Mary, la sœur de Red, celui-ci refuse bien sûr de consentir au mariage. Par l'intermédiaire du père Lonergan, Sean fait croire à Red que la veuve Tillane l'épousera, dès que Mary aura quitté sa demeure. Red donne alors son consentement au mariage de sa soeur, mais découvre après la noce qu'il s'est fait berner...

Analyse
En 1950, John FORD vient de tourner Rio Grande, ce western qui mettait en scène le couple d'acteurs John Wayne et Maureen O’Hara. Il décide alors de concrétiser un projet vieux que les producteurs lui refusaient. Adapté d’un roman de Maurice Walsh, cette histoire jugée simple est  située  en Irlande, terre des ancêtres de John Ford où la beauté des paysages et le contexte politique sous-jacent donnent de la force au récit. C'est avec une équipe très familiale et amicale qu'il tourne dès 1951, ce qui donne au film un caractère chaleureux et cohérent.
Maureen O'Hara
Le réalisateur ainsi va résumer, en un seul film, tout son univers et toute sa vision du monde. Dans ce petit village d’Inisfree idéalisé, que les troubles qui agitent l’Irlande ne semblent pas atteindre, et avec tous ces portraits de personnages pittoresques, Ford  crée un monde truculent avec une atmosphère onirique et haute en couleur, témoignant d’une connivence et d’une joie de vivre communicatives où les traditions, les coutumes, les conventions y ont une importance capitale.
John Wayne
Ford a persuadé le producteur à recourir aux caméras Technicolor au lieu du Trucolor, procédé plus économique utilisé avec des couleurs aux teintes ocres et brunes (cf. "Johnny Guitare"). Et ces couleurs seront sublimées, malgré le crachin irlandais qui persiste pendant le tournage et donnera au film une couleur toute particulière. Ernest Day, assistant opérateur, se souvient "Quand il ne faisait pas beau, on attendait… Dès qu’il y avait une éclaircie, on tournait ".
[d'après Wikipedia]
 
"La chaleur humaine, la générosité, l'humour et la truculence caractérisent ce film à part dans l’œuvre de John Ford. Sur fond de peinture délicate et sensible des paysages irlandais, le cinéaste met en scène son thème favori : les relations complexes de rejet et d'intégration entre un individu et une communauté" [Dictionnaire des films - Larousse]
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Le résultat final fut récompensé par un beau succès public (en France 3,6 millions de spectateurs) et deux Oscar (meilleure photographie et meilleur réalisateur).

JOHN FORD

C'est l'un des maîtres incontestés de l'âge d'or hollywoodien (plus de 130 films réalisés - 4 Oscars !).  Avec Hawks et Hitchcock, il forme le trio rêvé de tous les cinéphiles. Son œuvre gigantesque compte bon nombre de pièces majeures comme Le Mouchard, La prisonnière du désert, La Chevauchée fantastique, Rio grande, Les Cheyennes, etc.

Né John Martin Feeney, à Cape Elizabeth dans le Maine, John Ford est issu d'une famille d'immigrants irlandais naturalisés américain. Enfant doué, passionné par l'histoire, il est un excellent joueur de basket-ball et de football qui passe une partie de son temps comme ouvreur, à Portland, non loin de chez lui.

C'est grâce à son frère, Francis qu'il met les pieds dans le cinéma en 1914. D'abord homme à tout faire, il interprète quelques petits rôles avant de signer un contrat. Il apprend vite les rudiments du métier de cinéaste qui lui permettent de se lancer dans la réalisation un an plus tard.

De son œuvre muette, chez Universal puis à la Fox, on sait peu de choses, si ce n'est que la plupart des films qu'il y tourne sont invisibles, définitivement perdus ou déteriorés par le temps. Son oeuvre animée par un souffle épique sans égal, l'amour des grands espaces et des pionniers, commence donc avec le parlant, à la fin des années 20 et l'âge d'or d'Holywood dans les années 30. A l'époque il est déjà un cinéaste confirmé, même si son penchant pour la boisson (première cure de désintoxication en 1931) le place parfois en porte-à-faux.

Lors de cette première période classique, Ford développe avec assurance un style inédit, marqué par une attirance pour les grands mythes américains (Je n'ai pas tué Lincoln en 1936, Vers sa destinée en  1939, Les Raisins de la colère en 1940) et une façon inimitable de filmer l'espace américain comme un véhicule de l'histoire du pays, un élément de sa mythographie qu'il exploite avec talent dans ses westerns (La Chevauchée fantastique, La Poursuite infernale).

Mobilisé pendant la Seconde guerre mondiale, il revient très vite au cinéma en sage, maître de son art jusque dans les moindres détails, capable de filmer avec un lyrisme fascinant ses origines irlandaises (L'homme tranquille en 1952, comme il l'avait déjà fait avec Qu'elle était verte ma vallée) comme l'histoire des Etats-Unis, sujet inépuisable pour ce passionné (Le Massacre de Fort Apache, Rio Grande, La Charge héroïque).

Son oeuvre acquiert ainsi un statut de véritable monument, adulé par Bazin puis la Nouvelle Vague en France, et consacré à quatre reprises aux Oscars. La fin de sa vie montre un Ford sûr de ses moyens et préoccupés de questions métaphysiques (Mogambo), sa mise en scène atteignant une authentique verve ludique à la fin des années 60 (Frontière chinoise).

Victime d'un accident en 1970, malade et fatigué par un cancer, il obtient un Lion d'Or pour l'ensemble de sa carrière en 1971. Deux ans plus tard, il meurt des suites de la maladie, le 31 août 1973. 
[extrait de cinéfil.com]