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Soirée-débat avec le réalisateur




Emmanuel Audrain, réalisateur du documentaire RETOUR EN ALGERIE
 fait partie de ces réalisateurs qui accompagnent leurs films. 

Il sera au Cinéma les Halles, ce vendredi 10 octobre (20h30)



Il reprend le même dispositif des projections-rencontres que pour son précédent film LE TESTAMENT DE TIBHIRINE (2010). Il apprécie  échanger avec les spectateurs et c’est toujours passionnant. 
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Quel est le sujet de ce film-documentaire ? 
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Laissons la parole au réalisateur :
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 "J'y présente six portraits d'anciens appelés de la guerre d'Algérie. Un silence lourd a pesé sur la période de 1954 à 1962. On a commencé à en parler, avec La guerre sans nom de Bertrand Tavernier. Puis au niveau médiatique avec l'accusation portée sur les généraux MAssu et Bigeard. Je prolonge cette démarche libératrice. Dans ce film, les témoins opèrent un retour vers leurs 20 ans."

Qui est à l'origine de l'idée ?

"Je projetais de réaliser un sujet sur le général de la Bolardière, premier officier général à avoir décrié la torture en Algérie. 
J'ai rencontré sa femme qui m'a introduit au sein d'une association d'anciens appelés en Algérie [...] qui reversent leur retraite de guerre à des oeuvres caritatives en Algérie. Cette structure a fait éclore des témoignages forts. J'ai alors décidé de tourner un film, pour montrer comment les anciens combattants arrivent à parler de cette guerre."

Comme partout ailleurs où le réalisateur intervient, le film libère la parole. Ils ont été trop nombreux à ne pas pouvoir parler de ce vécu de guerre qui n'avait que le nom des "événements d'Algérie". 
Ils ont dû exécuter des ordres, passer sous silence les exactions et la torture... Aujourd'hui certains disent à propos du film : "Parler, ça peut redonner la paix." 

Deux projections sont prévues dans la région cette semaine : à l'Espace Renoir (Roanne) et au cinéma les Halles (Charlieu).
Alors, pour mieux comprendre l'histoire de ce passé encore présent dans les mémoires de grands-pères, de pères, d'oncles ... n'hésitez pas !


Echos de la presse.
                                       
Le Progrès de Roanne - 1er octobre 2014