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Ciné-Collection - du 6 au 9 décembre2014

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http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19545249&cfilm=8138.html
Film de Jean-Paul RAPPENEAU. - (1h33 - VF)
Produit en 1966
Avec : Catherine Deneuve, Pierre Brasseur,Philippe Noiret.
Genre : comédie.

http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19545248&cfilm=8138.htmlSynopsis- En juin 1944, dans un château du bord de mer normand vit Jérôme avec sa charmante épouse, Marie. Excédée par le flegme de son époux, Marie ne désire qu’une seule chose : vivre à Paris. Pendant ce temps là, un résistant est parachuté dans la région, il rencontre la belle châtelaine et en tombe fou amoureux. Le château occupé par des allemands, dont un commandant sous le charme de Marie, sera le théâtre de ce quatuor amoureux. 

Critique - La Grande Vadrouille et Papy fait de la résistance doivent beaucoup à La Vie de château. Jean-Paul Rappeneau est un des premiers réalisateurs français à avoir osé aborder sur le registre comique un épisode de la Seconde Guerre mondiale – ce qu’il refera en 2003 dans Bon voyage. Si certains l’en ont dissuadé, le casting impressionnant de ses collaborateurs prouve que d’autres ont pressenti le succès. Parmi eux : Alain Cavalier, Claude Sautet et Daniel Boulanger au scénario et aux dialogues, Michel Legrand à la musique, Catherine Deneuve, Pierre Brasseur et Philippe Noiret devant la caméra. Plutôt honorable pour un premier film, lauréat du Prix Delluc remporté en 1965 face à nul autre que Pierrot le fou.
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Françoise Dorléac avait été pressentie pour le rôle de Marie, mais c’est finalement sa sœur, Catherine Deneuve, qui en hérite. Celle qui fera chavirer les cœurs apporte une grâce et une vivacité sans égal à ce film délicieux et malicieux. Et ce dès le générique, les cheveux, la bouche, les yeux et les dents de la belle sont magnifiés par le langoureux thème musica.

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C’est la visite d’une grande maison en Normandie en bord de mer qui provoque chez Rappeneau le désir d’y réaliser un film. Nous sommes en 1944. La guerre fait rage mais n’a pas encore fait irruption dans ce patelin paisible. Marie, jeune châtelaine, ne rêve que d’aventures et de se rendre à Paris tandis que son mari, sympathique mais empâté, ne souhaite pas l’exposer aux tentations de la capitale. Jusqu’au jour où un officier allemand, tombé sous le charme de la jeune femme, décide de s’y installer avec ses troupes tandis qu’un jeune résistant français s’y implante afin de préparer la route des parachutistes américains en vue du Débarquement. De fait, c’est l’installation des officiers allemands dans les foyers français, qui en est donc le thème principal. Mais Rappeneau bascule tout naturellement dans la comédie avec l’espièglerie qui le caractérise.
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Dans la veine des comédies trépidantes de Philippe de Broca, le rythme comique du film est endiablé, les péripéties s’enchaînant les unes après les autres, le débit mitraillette de Catherine Deneuve blessant tour à tour ses trois prétendants (son mari, l’officier allemand et le résistant français). On la trouve au début du film dans un hamac, lisant nonchalamment Shirley de Charlotte Brontë, roman anglais du XIXe sur une jeune héritière, femme libre et indépendante. Marchant pieds nus et tout aussi libérée, Marie mène ces trois hommes par le bout du nez, déterminée à ne pas se laisser dominer et à parvenir à ses fins.
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Dans un noir et blanc lumineux, un grand épisode historique se joue, tradition et modernité se heurtent. On se croit d’abord dans un roman de la comtesse de Ségur puis on bascule dans le film de guerre et d’aventure. Alors que ses confrères de la Nouvelle Vague s’inscrivent tous dans les rues de Paris et dans une contemporanéité totale, Rappeneau en prend le contre-pied, aussi bien dans les personnages, le contexte historique que dans le casting. Les scènes entre les deux monstres de théâtre, Pierre Brasseur et Mary Marquet, sont anthologiques et la prestation de Philippe Noiret raffinée, servis par des dialogues succulents très écrits.
La Vie de château fut un grand succès à sa sortie, restant dans les salles une année entière. [Extraits de : critikat.com]
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Jean-Paul Rappeneau 

Il débute au cinéma comme assistant. Il collabore notamment à des courts métrages d'Edouard Molinaro. Puis il s'essaie au scénario. En 1959, il co-écrit le scénario de Signé Arsène Lupin d'Yves Robert. Son talent se confirme dans ses collaborations avec Louis Malle : Zazie dans le metro, d'après Raymond Queneau, en 1960 et Vie privee en 1961. En 1964, il co-signe le scénario de L' Homme de Rio de Philippe de Broca,où Jean-Paul Belmondo rencontrent un énorme succès.
Après avoir écrit pour les autres, Jean-Paul Rappeneau se consacre à son premier film en tant que réalisateur et scénariste. La Vie de chateau remporte le prix Louis-Delluc en 1966. Rappeneau s'absente des écrans pendant cinq ans : en 1971, il revient avec Les Maries de l'an II, incarnés par Jean-Paul Belmondo et Marlène Jobert.
A partir de 1975, Jean-Paul Rappeneau met ses talents de scénariste au service de ses réalisations seulement. Auteur complet, il écrit et met en scène les aventures rocambolesques du Sauvage, incarné par Yves Montand. Perfectionniste, le cinéaste prépare longuement ses projets, ce qui explique les longs moments d'absence qui jalonnent sa carrière. Voilà pourquoi il attend six ans avant de sortir Tout feu tout flamme (1981). Il y retrouve Yves Montand, cette fois en compagnie d' Isabelle Adjani. Le film est encore plébiscité par les spectateurs.
En 1990, il crée l'évènement avec Cyrano de Bergerac. La critique salue son adaptation de la pièce d'Edmond Rostand. Gérard Depardieu excelle en Cyrano. Fort de ce succès, Rappeneau décide de porter à l'écran Le Hussard sur le toit de Jean Giono.
En 2003 sort Bon voyage. Le film bénéficie d'un scénario original et d'un casting prestigieux. Il marque les retrouvailles de Jean-Paul Rappeneau, Gérard Depardieu et Isabelle Adjani.
Son prochain film Belles familles devrait sortir en 2015.
[Extraits de Allo-Ciné]