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Cycle Ciné-Collection - du 25 au 31 mai 2016.

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http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19463011&cfilm=2659.html
http://charlieu-cinemaleshalles.blogspot.fr/2015/08/saison-2015-2016.htmlFilm de Joseph L. MANKIEWICZ. - (1h56 - VOST)
Produit en 1949
Avec : Jeanne Crain, Linda Darnell, Ann Sothern.
Genre : comédie dramatique.
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http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19463011&cfilm=2659.htmlScénario
Trois amies, Deborah, Rita et Laura Mae, s'embarquent pour une croisière quand leur parvient une lettre d'une relation commune, Addie Ross : "Chères amies, je pars avec le mari de l'une d'entre vous." Le bateau a largué ses amarres. Dès lors, chacune des jeunes femmes va faire appel à sa mémoire pour déceler dans sa vie privée le signe révélateur de son infortune conjugale...
Deborah, venue de la campagne, s'est toujours sentie en état d'infériorité vis-à-vis des amis distingués de son mari, Brad.
Rita et George Phipps semblaient heureux. Pourtant, George qui considère son emploi d'enseignant comme un sacerdoce, a toujours détesté les milieux radiophoniques où Rita gagne sa vie en sacrifiant son talent.
Laura Mae, issue d'une famille pauvre, a réussi à se faire épouser par le riche Porter Hollingsway et veille jalousement à son bonheur. Au retour de l'excursion, les trois amies décident de se voir le soir même en compagnie de leurs maris.

À la dernière minute, chaque couple se retrouve au complet : Porter Hollingsway, las du caractère possessif de Laura Mae, avait fait une fugue en compagnie d'Addie Ross. Mais, pris de remords, il est revenu auprès de son épouse...



Analyse : 
Chaînes Conjugales n’est que le sixième long métrage de Joseph Mankiewicz mais il y fait preuve d’une maîtrise du scénario et de la réalisation exceptionnelle. C'est avant tout un film sur le mariage, sur les rapports entre hommes et femmes et la façon dont chacun peut gérer ses légères frustrations ou le sentiment de légère instabilité.
Mankiewicz traite ce sujet sans manichéisme, tout n’est pas mauvais et tout n’est pas idéal, chacun doit composer. Comme toujours avec ce réalisateur, tout passe par les dialogues, profonds, riches et résultant d’une fine observation des caractères. L’originalité est l’ajout d’une intrigue presque policière, on ne sait absolument pas lequel des trois maris est parti, et aussi l’utilisation de la quatrième femme, la voleuse de mari, en voix off pour jouer le rôle de narratrice (ce procédé a été maintes fois copié depuis).
Il faut souligner le jeu très solide des acteurs, non seulement des trois femmes, toutes trois parfaitement différentes sans être trop typées, mais aussi des trois hommes, très consistants eux aussi dans leur personnage. Mankiewicz en profite pour dresser un portrait de l’Amérique moyenne en cette fin des années quarante, d’égratigner le snobisme et le culte de l’argent ; il livre une attaque en règle contre la publicité (radiophonique à l’époque) et contre une certaine détérioration du langage. Chaînes Conjugales montre un parfait équilibre, un déroulement parfait, un contenu étoffé ; c’est toujours un plaisir de le voir et de le revoir.
[Extrait de : cineclubdecaen.com et  blog.lemonde.fr]
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Joseph L. Mankiewicz - réalisateur américain - 1909-1993
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Dans les années 20, il est le correspondant du Chicago Times à Berlin. Parallèlement à ses activités journalistiques, il traduit en anglais les inter-titres des films allemands destinés au marché américain. De retour aux Etats-Unis, Herman J. Mankiewicz, son frère, le fait rentrer à la Paramount en la qualité de dialoguiste et scénariste. Puis, il devient producteur à la MGM où il travaille sur Furie (1936) de Fritz Lang et Indiscretions (1940) de George Cukor. En 1946, Il remplace Ernst Lubitsch, qui est tombé malade, sur le tournage du Chateau du Dragon (1946). C'est le début d'une carrière dans la réalisation qu'il poursuit l'année suivante en dirigeant L'Aventure de Mme Muir.

Chaînes conjugales (1949) et Eve (1950), pour lesquels il remporte quatre Oscars comme scénariste et réalisateur, le consacrent. Il se distingue par un style qui abonde de monologues et de flashbacks. Le dialogue chez Mankiewicz est le moteur de l'action, ce qui montre son opposition aux rouages classiques des productions hollywoodiennes de l'époque. Le film La Comtesse aux pieds nus (1954) illustre cette démarche du cinéaste.

Il excelle aussi dans le choix et la direction des acteurs. C'est ainsi qu'il impose le jeune Marlon Brando dans Jules César (1953) ou qu'il offre son premier rôle à Sidney Poitier dans La Porte s'ouvre (1950), un drame sur fond de racisme. Mankiewicz fait preuve d'éclectisme en voyageant à travers tous les registres du 7ème Art. C'est ainsi qu'il explore le film d'espionnage avec L'Affaire Cicéron de 1952, la comédie musicale avec Blanches colombes et vilains messieurs (1955) ou le drame avec Soudain l'été dernier (1958) d'après Tennessee Williams.

En 1960, la Fox l'appelle au secours pour venir à bout de Cléopâtre. Il s'épuisera sur ce projet colossal qui ne verra le jour que trois ans plus tard. Malgré les qualités de ce péplum, le réalisateur le raye de sa filmographie dans la mesure où il n'apparaît pas être l'oeuvre qu'il aurait voulu. Il se contente de réaliser trois films par la suite. Le long-métrage Guêpier pour trois abeilles (1967), qui est une adaptation moderne de Volpone. Puis, il filme Le Reptile, un western qui frôle les sommets de cynisme, et Le Limier avec Laurence Olivier et Michael Caine. Mankiewicz a passé sa vie à bluffer l'industrie hollywoodienne. Plus que des super-productions, ses oeuvres tendaient vers le cinéma d'auteur. Ses opinions politiques lui valurent aussi d'être la cible du maccarthysme.
[Extrait de : allo-ciné.com]