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"Eau argentée" - Simav,cinéaste de la tragédie

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Après la projection de     

http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19549506&cfilm=228417.html
il était difficile de prendre la parole ...


Le film de Ossama MOHAMMED  et Wiam Simav BEDIRXAN présenté en partenariat avec l'exposition ITINérances des Musées de Charlieu est un documentaire coup de poing.

Présenté par Madame MIGUET, conservatrice des musées et par Mme Hélène JOSPÉ, artiste et auteure de l'exposition en cours, il évoque l'errance de la Syrie depuis le début de la révolution pacifique de mai 2011 à 2014.

A l’enthousiasme des foules a bientôt succédé la répression des armées de Bachar El Assad. Tortures, assassinats, explosions, destruction des villes ... toute une panoplie de tragédies insupportables, dont témoignent quelques courageux.

Charles Gaubert -avant la projection- avait précisé le contexte de la réalisation. Le cinéaste Oussama Mohammed, en danger,  dut quitter bien vite la Syrie. Exilé à Paris, il trouve sur les réseaux sociaux quantités de photos et vidéos qui illustrent les événements et les malheurs syriens. Filmés la plupart du temps par des téléphones portables, toujours en mouvement, souvent mal cadrés, mais criant de vérité, ces témoignages peu à peu prennent sens.

Les deux affiches qui illustrent le partenariat entre le Musée et le Cinéma les Halles
Puis une journaliste syrienne  voulant prolonger ces témoignages, entre en contact avec le cinéaste puis prend elle-même une caméra pour rendre compte des événements à Homs. Ville détruite où semble ne vivre que quelques chats faméliques et estropiés. SIMAV -c'est son nom, qui signifie en kurde EAU ARGENTÉE, d'où le titre du film-, envoie à Paris par internet ces vidéos que Oussama monte pour en faire un vrai reportage. Le film prend forme grâce au talent du réalisateur qui joue sur la force des images, auxquelles il ajoute des plans magnifiques sur l'eau, sur des goutte d'eau, comme autant de larmes. Sens et poésie se lient pour donner vigueur à une population en partie exilée.

Échanges prolongés après la séance. Hélène JOSPÉ -à gauche- et Danielle MIGUET -à droite-

Après la projection, peu de mots. Les images sont trop violentes. Il faut du temps pour tenter de dépasser l'émotion. Néanmoins quelques explications furent données par les intervenantes, afin d'éclairer l'histoire de cette révolution réprimée, pour évoquer un peu l'actualité, puisque le film réalisé en 2014 ne parle pas des derniers développements. Tout juste à la fin, voit-on s'installer à Homs -pour succéder aux chars de l'armée fidèle à Bachar- quelques militants de la cause Etat Islamique. L'histoire tragique hélas continue ...

Mme Jospé qui a souvent voyagé en Syrie a dit son amour pour ce pays ; elle a évoqué également son soutien aux femmes -presque absentes du film- et faire ainsi  le lien avec son œuvre exposée, dont le but est de leur rendre hommage.