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Cycle Ciné-Collection - semaine du 10 au 16 janvier

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http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19395155&cfilm=7807.html

http://charlieu-cinemaleshalles.blogspot.fr/2017/05/saison-2017-2018.htmlFilm de Jane CAMPION. - (2h01 - VF)

Produit en 1993

https://www.ticketingcine.fr/?NC=1104&nv=0000082604Avec : Holly Hunter, Harvey Keitel, Sam Neill.

Genre : drame, romance.
Cycle Ciné-Collection

Scénario. Ada, mère d’une fillette de neuf ans, s’apprête à partager la vie d’un inconnu, au fin fond du bush néo-zélandais. Son nouveau mari accepte de transporter toutes ses possessions, à l’exception de la plus précieuse : un piano, qui échoue chez un voisin illettré. Ne pouvant se résigner à cette perte, Ada accepte le marché que lui propose ce dernier : regagner le piano, touche par touche en se soumettant à ses fantaisies... L’étrange contrat entraînera les trois personnages dans une relation sentimentale et sexuelle de plus en plus complexe, où la passion naïve le disputera aux plus grandes audaces.

Compléments. 
La Leçon de piano, film bouleversant de Jane Campion, est ressorti fin novembre en version restaurée au cinéma, 24 ans après son triomphe cannois. 
En 1993, ce film a été récompensé par la Palme d’or lors du festival de Cannes et Holly Hunter a également obtenu le prix d’interprétation féminine. L’année suivante, La Leçon de piano recevait le César du meilleur film étranger et les Oscars du meilleur scénario (pour Campion), de la meilleure actrice (Hunter) et du meilleur second rôle féminin (Paquin). Entre temps, le public avait été conquis avec rien qu’en France plus de 2.6 millions de spectateurs.

Jean-Jacques Bernard (Première -critique de juin 1993) avait adoré ce film : "Une façon de réapprendre la passion et le romanesque comme s’ils foulaient l’un et l’autre une terre vierge. Une terre où le cinéma lui-même semble être le témoin inédit et secret d’une histoire sauvage au bout du monde. (…) Au fond, c’est le retour simplissime du trio primaire : ‘la femme, le mari, l’amant’. Mais Jane Campion retourne cette simplicité, cette brutalité, avec des arguments fantastiques. (…) Les scènes dites ‘chaudes' sont filmées avec une sensualité qui ne vient d’aucun autre artifice que de l’amour de Jane Campion pour ses personnages. Harvey Keitel est montré nu, musculeux et trapu dans son essence d’homme des îles dont on ne sait rien. Bref, il est montré comme l’Autre, l’antipodique absolu, et il est aimé pour cette redoutable différence. (…) Ne comptez plus les pas qui doivent vous précipiter voir ce film. Jane Campion, qui a su donner une forme moderne au plus beau des contes classiques, mérite un triomphe."

Critique de avoir-alire.com du 21/11/2017  : "Quand l’intimité d’un couple devient une œuvre d’art... Durant toute sa filmographie, Jane Campion s’est efforcée d’offrir des rôles ambitieux à ses actrices. La leçon de piano n’échappe pas à la règle. Malgré son mutisme, Ada impose la volonté (et Holly Hunter son talent) d’un caractère fort, en contradiction totale avec les conventions de l’époque victorienne. Ces gestes hachés, seuls moyens de communication avec sa fille, se transforment en ballet lorsque ses doigts effleurent les touches de son piano. Ada dicte certes ses volontés, apposant au film un caractère féministe, mais elle n’en demeure pas moins une femme fragile qui se bat avec ses armes : le désir charnel, la passion et la fragilité. On ne peut éprouver en ce sens que de la compassion mêlée à du respect pour ce petit bout de femme, perdu entre l’amour de deux hommes.
Jane Campion ne réalise pas un pamphlet contre les conditions sévères de vie de la gent féminine à cette période. Elle se penche sur la naissance d’une passion dévorante, qui bouscule sans commune mesure l’ordre établi. Le piano devient un objet de partage, durant ce jeu érotique. Il ne s’agit plus de laisser les cordes vibrer à la place du cœur d’Ada. Cette dernière s’ouvre enfin au monde, symbole d’une émancipation révolutionnaire. Jane Campion revisite l’acte sexuel en caressant le corps de ses acteurs avec sa caméra. Rarement un contact charnel n’aura été aussi palpable qu’avec La leçon de piano. On ne peut rien faire d’autre que de se laisser bercer par la poésie de ce film."


Première : Il y a deux ans, la réalisatrice avait commenté sa filmographie auprès de Frédéric Foubert, et elle gardait un souvenir ému de cette aventure : "C’est la première fois que je travaillais avec des acteurs américains de ce calibre. J’étais terrorisée à l’idée de rencontrer Harvey Keitel, je l’imaginais aussi sauvage et dangereux que dans les films de Scorsese, mais il s’est révélé charmant. Il voulait vraiment faire le film, il me suppliait de l’engager. C’était le monde à l’envers ! J’ai d’ailleurs failli lui dire non car j’avais peur que son expérience m’inhibe, peur de me faire manger toute crue sur le plateau. Il m’a appelée un soir pour fixer les règles du jeu : ‘Pour chaque scène, je te proposerai mon interprétation, ma vision des choses. Mais si tu n’es pas satisfaite, promis, je travaillerai jusqu’à ce que tu le sois.’ J’ai beaucoup appris sur la direction d’acteurs grâce à lui. Avant, pour moi, ça signifiait embaucher des copines actrices et leur donner des ordres du matin au soir ! (rire) Le succès ? Je ne l’ai pas vraiment vu venir. Quelques semaines avant que le film ne soit sélectionné à Cannes, je l’avais montré à mon ami Monty Montgomery (futur producteur de Portrait de femme) et il avait fait la moue : ‘Ça marchera correctement dans le circuit art et essai australien, mais ça n’ira pas plus loin.’ On en rigole encore aujourd’hui."
[extrait de première.fr]